Sénégal : un projet de loi pour durcir la répression des « actes contre nature »
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Le gouvernement sénégalais a adopté, lors du Conseil des ministres du 18 février 2026, un projet de loi modifiant l’article 319 du Code pénal de 1965 afin de renforcer la répression des « actes contre nature ». Cette réforme marque une évolution notable dans l’approche légale du pays, en élargissant le champ des infractions et en durcissant les sanctions.
Voici ce que prévoit la réforme:
-Extension des infractions : le texte ne cible plus seulement les comportements individuels, mais inclut désormais l’« apologie », le financement et toute forme de soutien ou d’organisation liés aux actes incriminés.
-Durcissement des peines : l’article 319, qui prévoyait déjà de 1 à 5 ans d’emprisonnement et des amendes allant de 100 000 à 1 500 000 francs CFA, pourrait voir ses sanctions renforcées.
-Application systématique : en cas d’actes commis avec un mineur de moins de 21 ans, la peine maximale est automatiquement appliquée.
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Selon certains responsables, cette réforme répond à une « demande sociale ancienne », exprimée depuis plus d’une décennie par des groupes religieux et traditionnels. Elle s’inscrit dans une volonté de préserver la moralité publique et de répondre aux pressions internes.
Les partisans saluent une mesure qui, selon eux, protège les valeurs culturelles et religieuses du Sénégal.
Les Opposants des organisations de défense des droits humains dénoncent une atteinte grave aux libertés individuelles et craignent une recrudescence des discriminations et violences.
La réforme attire l’attention des ONG et des partenaires étrangers, certains y voyant une régression en matière de droits humains.
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Ce projet de loi illustre les tensions entre traditions sociales et exigences modernes de respect des droits fondamentaux. Le débat qui s’ouvre au Sénégal sera déterminant pour l’avenir des libertés individuelles et pour l’image du pays sur la scène internationale.
Par Gil-christ DJOSSOU pour DUNIA NEW’S TV













