Sénégal : Une réforme ambitieuse pour l’immatriculation des deux-roues à l’échelle nationale
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Le Sénégal franchit une étape décisive dans la structuration de son secteur des transports avec l’accélération de la campagne nationale d’immatriculation des deux-roues.
L’objectif : assainir un secteur longtemps laissé en marge, sécuriser la circulation des engins et offrir à l’État une visibilité renforcée sur la mobilité motorisée.
À la date du 21 mai 2025, les chiffres témoignent de l’ampleur et du succès progressif de cette opération : sur 149 048 dossiers enrôlés, 124 248 ont été validés et 121 556 certificats d’immatriculation déjà délivrés.
Ces résultats traduisent l’efficacité du dispositif mis en place dans 46 départements du pays, aussi bien en milieu urbain que rural.
Cette réforme s’inscrit dans une vision globale de modernisation impulsée par les autorités sénégalaises.
En réponse à la prolifération incontrôlée de motos non identifiées sur les routes du pays, le gouvernement a fait de l’immatriculation des deux-roues un pilier de sa politique nationale de sécurité et de mobilité.
Le programme baptisé G.O.A.T (Gestion Organisationnelle et Administrative des Transports) porte cette initiative.
Il vise à introduire de nouveaux standards de régulation, à soutenir l’identification systématique des engins et à offrir aux services de sécurité des outils fiables pour le suivi des véhicules motorisés.Sous la direction du Premier ministre Ousmane Sonko, cette réforme marque un tournant stratégique.
Longtemps reléguée au second plan, la question de l’immatriculation des motos est désormais au cœur d’une dynamique de transformation du secteur.
Elle s’inscrit dans un chantier plus vaste de réorganisation du transport routier, avec une volonté affirmée de rationaliser, sécuriser et professionnaliser un domaine souvent informel.
Au-delà de la sécurité routière, cette campagne permettra également de disposer de données actualisées pour la planification des infrastructures, l’aménagement des espaces urbains et l’orientation des politiques publiques.
Elle ouvre également la voie à une meilleure fiscalisation du secteur, avec des retombées économiques attendues sur le long terme.
En somme, cette opération représente bien plus qu’une simple procédure administrative : elle incarne une réforme de fond, qui répond aux enjeux de mobilité durable, de gouvernance et de sécurité dans un Sénégal en pleine mutation.
Imam chroniqueur Babacar Diop













