Sénégambie : Après Ousmane Sonko, Adama Barrow serre la vis budgétaire et suspend les voyages officiels.
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Le vent de la rigueur budgétaire souffle désormais sur toute la Sénégambie.
Après les décisions prises à Dakar, le président gambien Adama Barrow emboîte le pas au Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko en annonçant, ce mardi 7 avril 2026, la suspension immédiate de tous les déplacements officiels jugés « non essentiels ».
Une décision dictée par la crise économique mondiale

Dans une circulaire signée par Alieu Loum, chef de cabinet de la présidence, l’exécutif gambien évoque des « mesures budgétaires rigoureuses » rendues nécessaires par les répercussions économiques du conflit au Moyen-Orient.
Selon les autorités, cette crise internationale perturbe les chaînes d’approvisionnement, limite l’accès aux produits de première nécessité et accentue la pression sur les finances publiques.
Une population déjà sous pression
Les conséquences se font déjà durement sentir dans le quotidien des Gambiens.
En ce mois d’avril :
• Le prix de l’essence a augmenté de plus de 22 %
• Celui du gasoil a bondi de plus de 47 %
Face à cette flambée, le gouvernement a dû annoncer des subventions sur le carburant pour tenter de contenir la colère sociale dans un pays classé parmi les 20 moins avancés au monde.
Un effet domino entre Dakar et Banjul
Cette décision de Banjul intervient seulement trois jours après une annonce similaire à Dakar.
Le chef du gouvernement sénégalais, Ousmane Sonko, avait déjà ordonné la suspension des missions non essentielles à l’étranger pour les membres de son gouvernement, invoquant :
• un niveau d’endettement préoccupant
• et les impacts économiques des tensions internationales
Vers une nouvelle ère de gouvernance sobre ?
Ces décisions successives traduisent un tournant dans la gestion des finances publiques en Afrique de l’Ouest, où les États semblent désormais contraints d’adopter des politiques plus austères face à une économie mondiale instable.
Une dynamique qui pourrait s’étendre à d’autres pays de la région si les pressions économiques persistent.
Rédaction : Tossoukpe Frédéric Herman
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