Sommet UA–UE à Luanda : l’Afrique réclame un partenariat “réel”, utile et équitable

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Sommet UA–UE à Luanda : l’Afrique réclame un partenariat “réel”, utile et équitable

Le 7ᵉ sommet Union africaine – Union européenne, tenu cette semaine à Luanda, n’a pas seulement été un rendez-vous diplomatique. C’était une démonstration claire d’un continent qui refuse désormais les partenariats symboliques et réclame du concret : investissements, emplois, technologie et souveraineté économique.

L’Afrique parle clair : plus d’égalité, moins de promesses creuses

Dès l’ouverture, le ton était donné : les chefs d’État africains veulent un partenariat équilibré loin du modèle où l’Europe décide et l’Afrique exécute.
Les priorités affichées :

  • réduire les inégalités sociales,
  • financer l’éducation et les compétences tech,
  • soutenir l’entrepreneuriat,
  • booster les chaînes de valeur locales,
  • et arrêter l’exportation brute des ressources sans transformation sur place.

En résumé : l’Afrique ne veut plus être un marché, mais un acteur.

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L’Europe promet, mais l’Afrique attend des résultats

L’Union européenne a réaffirmé son intention d’investir dans la transition énergétique, les infrastructures, les télécoms et le climat.
Mais dans les couloirs du sommet, un scepticisme assumé : trop d’engagements non tenus ces dix dernières années, notamment sur les milliards annoncés et jamais totalement débloqués.

“Il faut arrêter les annonces et commencer les actions”, a lancé un ministre africain, hors micro.
Une phrase qui a circulé partout.

Le message de Luanda : redéfinir la relation

Cette édition a surtout mis en lumière un tournant : l’Afrique veut réécrire les règles.
Et les signaux sont clairs :

  • montée en puissance des partenariats avec la Chine, la Turquie, l’Inde, le Golfe,
  • accords sécuritaires avec de nouveaux acteurs (Russia, Émirats…),
  • ambition d’une souveraineté économique qui passe par la transformation locale et les industries du futur.

L’Europe a compris que si elle ne suit pas le rythme, l’Afrique avancera sans elle.

Ce que cela change pour les Africains

Pour le citoyen africain, ce sommet peut sembler lointain. Pourtant, les enjeux sont très concrets :

  • plus d’accès à des formations tech,
  • plus d’opportunités pour les startups locales,
  • plus d’emplois dans les industries émergentes,
  • plus d’investissements dans l’énergie solaire et les réseaux électriques,
  • et potentiellement moins de dépendance économique.

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Et maintenant ?

La balle est dans le camp européen.
L’Afrique, elle, avance déjà : elle a un agenda clair et des partenaires multiples.
Le sommet de Luanda restera peut-être comme le moment où le continent a dit collectivement :

“Nous ne voulons plus de partenariat symbolique. Nous voulons des résultats.”

Celine Dou

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