Sud-Liban : la FINUL sous le feu, l’ONU dénonce une escalade dangereuse
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La Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) a tiré la sonnette d’alarme après que deux de ses patrouilles ont été prises pour cible par des tirs attribués à l’armée israélienne, vendredi, dans le secteur sensible de Kafer Shouba, au sud du Liban. Bien qu’aucun blessé n’ait été signalé, la mission onusienne parle d’une dérive préoccupante et d’une violation grave des résolutions internationales en vigueur.
Selon les informations communiquées par la FINUL et relayées par l’agence Anadolu, une première patrouille de casques bleus a essuyé une quinzaine de tirs d’armes légères, tombés à moins de cinquante mètres de sa position. Moins de vingt minutes plus tard, une seconde patrouille opérant dans la même zone a signalé près d’une centaine de tirs de mitrailleuse, également à une distance dangereusement rapprochée.
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La mission onusienne précise avoir pourtant informé, à l’avance, l’armée israélienne de ses déplacements, conformément aux mécanismes de coordination et de sécurité établis dans cette zone frontalière sensible. Malgré ces procédures, les tirs ont eu lieu, exposant les soldats de la paix à un risque direct.
Dans un communiqué ferme, la FINUL a dénoncé une « tendance inquiétante » et des « violations graves de la résolution 1701 du Conseil de sécurité », qui encadre la cessation des hostilités au Liban. La force internationale a immédiatement utilisé ses canaux de liaison pour exiger un cessez-le-feu et appeler les Forces de défense israéliennes (FDI) à mettre fin à tout comportement hostile à l’encontre des casques bleus.
Parallèlement à ces incidents au sol, la situation s’est également dégradée dans les airs. L’aviation israélienne a mené plusieurs frappes dans le sud du Liban, notamment entre Ansar et Zarariye, ainsi que dans les régions d’Ukmata Obasi et de Reyhan. L’armée israélienne a confirmé ces opérations, affirmant avoir visé des infrastructures du Hezbollah.
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Ces nouveaux épisodes de violence s’inscrivent dans un contexte régional déjà explosif. Malgré l’accord de cessez-le-feu conclu en novembre 2024, le Liban continue de payer un lourd tribut humain. Selon le ministère libanais de la Santé, au moins 331 personnes ont été tuées et près de 1 000 blessées depuis la trêve. Depuis le déclenchement des hostilités en octobre 2023, le bilan global dépasse les 4 000 morts et environ 17 000 blessés.
Alors que les combats se poursuivent également à Gaza, en dépit d’accords de trêve fragiles, la FINUL réaffirme son engagement à maintenir la stabilité dans le sud du Liban, tout en appelant l’ensemble des parties à respecter le droit international et à préserver la sécurité des soldats de la paix déployés sur le terrain.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













