Syrie–États-Unis : Al-Charaa ouvre un nouveau chapitre diplomatique en discutant coopération avec le FMI avant sa rencontre avec Trump
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Le président syrien Ahmed Al-Charaa a entamé ce dimanche une séquence diplomatique peu commune en rencontrant à Washington la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva. L’entretien, tenu au siège de l’institution en présence du ministre syrien des Affaires étrangères Asaad Al-Shaybani, a exploré de possibles mécanismes de collaboration pour relancer l’économie syrienne, éprouvée par plus d’une décennie de conflit.
Selon l’agence syrienne SANA, citée par Anadolu, les échanges ont porté sur « des cadres possibles de coopération entre la Syrie et le FMI pour renforcer la croissance et promouvoir les réformes économiques ». Une formulation qui, pour de nombreux analystes, suggère que Damas cherche à réintégrer progressivement les circuits économiques mondiaux après des années d’isolement.
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Cette visite est d’autant plus symbolique qu’il s’agit de la première apparition d’un chef d’État syrien aux États-Unis depuis l’indépendance du pays en 1946. Un décor historique, presque théâtral, où chaque rencontre semble peser plus lourd que les mots prononcés.
Arrivé à Washington samedi, Al-Charaa venait du Brésil où il avait participé à la COP30. Dans la capitale américaine, il a également échangé avec des représentants d’organisations syriennes basées aux États-Unis. Il les a exhortés à « saisir l’opportunité rare » offerte par le nouveau contexte diplomatique et économique, estimant que le pays entrevoit une fenêtre de reconstruction nationale après la levée récente des sanctions américaines.
L’agenda du président syrien atteindra lundi son point culminant avec une rencontre annoncée comme « historique » par la porte-parole de la Maison Blanche, Caroline Lavitte. Al-Charaa doit s’entretenir avec son homologue américain, Donald Trump, pour aborder une série de dossiers bilatéraux et régionaux. Au cœur des discussions, la question sensible des sanctions imposées par la loi César, dont la levée partielle a récemment été soutenue par le département d’État américain.
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Un rendez-vous diplomatique dont l’issue pourrait redessiner la trajectoire politique et économique de la Syrie, à un moment où Damas tente de réapparaître sur la scène internationale avec prudence, mais aussi avec une certaine détermination.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













