Syrie : L’armée américaine évacue plusieurs positions stratégiques dans le Nord-Est
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Dans le nord-est de la Syrie, l’armée américaine a récemment procédé à l’évacuation de trois positions militaires situées dans des zones sous contrôle de l’organisation PKK/YPG. Ce redéploiement entre dans le cadre d’une réorganisation stratégique visant à concentrer les forces américaines autour de bases jugées essentielles, notamment à proximité des infrastructures énergétiques majeures.
Selon des sources locales, les positions abandonnées se trouvaient dans les villages de Hadra et Fırat, près du centre de la province de Hassaké, ainsi qu’aux abords des champs gaziers de Koniko et Omar, dans la province de Deir ez-Zor. Les opérations de retrait, effectuées dans la journée du 17 avril 2025, ont vu les troupes et leur matériel redéployés vers des bases consolidées, comme celle de Rumeilan à Hassaké.
Ce recentrage intervient dans un contexte de tensions persistantes dans la région. Depuis l’opération « Source de Paix » lancée par la Turquie en octobre 2019, la présence américaine se concentre autour de zones pétrolières et gazières jugées stratégiques. Actuellement, les forces américaines maintiennent 21 bases et avant-postes dans les provinces de Hassaké, Raqqa, Deir ez-Zor, ainsi que dans le district d’Ayn al-Arab (Kobané), malgré les appels répétés du gouvernement syrien à leur retrait complet.
Par ailleurs, les tensions entre les forces américaines et les milices soutenues par l’Iran dans l’est de la Syrie restent élevées. Plusieurs attaques à la roquette et à l’explosif improvisé ont été enregistrées au cours des dernières semaines contre des bases américaines, notamment à Koniko, incitant Washington à revoir sa posture défensive.
L’administration américaine affirme que sa présence vise à empêcher la résurgence de l’organisation État islamique (Daech), bien que Damas et ses alliés dénoncent une occupation illégale visant le contrôle des ressources syriennes. Ce retrait partiel pourrait également s’inscrire dans la volonté de réduire l’exposition des forces américaines à des menaces croissantes dans la région, à l’heure où le contexte géopolitique s’alourdit entre l’Iran, Israël et les États-Unis.
-imam chroniqueur Babacar Diop













