Syrie : un accord inédit scelle un cessez-le-feu total dans le nord-est et redéfinit le contrôle du territoire
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Une étape décisive vient d’être franchie dans le long conflit syrien. Le ministère syrien de la Défense a annoncé, dimanche soir, l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu général dans le nord-est du pays, à la suite d’un accord stratégique conclu entre le gouvernement central et les Forces démocratiques syriennes (FDS). Cette entente marque non seulement la fin des hostilités sur l’ensemble des fronts concernés, mais ouvre également la voie à une réintégration administrative et militaire de ces territoires sous l’autorité de l’État syrien.
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Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, la trêve s’applique sans exception à toutes les zones de confrontation. Les autorités syriennes affichent un double objectif : sécuritaire et humanitaire. Il s’agit, d’une part, de stabiliser durablement la région et, d’autre part, de permettre l’ouverture de corridors humanitaires afin de faciliter le retour progressif des populations déplacées vers leurs localités d’origine.
Dans ce cadre, le ministère de la Défense a appelé les forces régulières à observer une discipline rigoureuse, soulignant la nécessité de protéger les civils, les biens publics et privés, ainsi que les infrastructures essentielles durant cette phase sensible de transition.
Une recomposition militaire et institutionnelle profonde
Au-delà de l’arrêt des combats, l’accord redessine en profondeur l’équilibre du pouvoir dans le nord-est syrien. Le président syrien, Ahmed al-Charaa, a évoqué une « intégration totale » des territoires concernés. D’après les termes de l’accord publiés par l’agence officielle SANA, les unités armées affiliées aux FDS devront se replier vers l’est de l’Euphrate, laissant place à un redéploiement progressif des forces gouvernementales.
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Ce processus doit aboutir à la reprise complète du contrôle des provinces stratégiques de Deir ez-Zor et de Raqqa, aussi bien sur le plan militaire qu’administratif. Les autorités assurent toutefois que cette transition se fera sans représailles : les fonctionnaires locaux conserveront leurs postes et aucune sanction ne sera infligée aux membres de l’administration civile ou aux personnels des FDS impliqués dans la gestion quotidienne des territoires.
La reprise en main des ressources clés du nord-est
L’accord comporte également un volet économique majeur. L’État syrien récupérera la gestion intégrale des postes-frontières, ainsi que celle des champs pétroliers et gaziers situés dans le nord-est, ressources considérées comme vitales pour l’économie nationale. La sécurisation de ces sites sera désormais assurée par les forces gouvernementales, avec pour objectif que les revenus générés alimentent directement le budget de l’État.
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Par ailleurs, les institutions civiles de la province de Hassaké seront progressivement intégrées aux structures administratives centrales, renforçant ainsi la présence de l’État dans une région longtemps marquée par une gouvernance fragmentée.
Cet accord, qualifié d’historique par plusieurs observateurs, pourrait constituer un tournant décisif dans la stabilisation du nord-est syrien, à condition que ses dispositions soient pleinement respectées et que la phase de transition se déroule sans heurts pour les populations locales.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













