Tanzanie : Samia Suluhu Hassan élue Tyran de l’année par une ONG britannique – polémique et débats autour de l’autoritarisme

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Tanzanie : Samia Suluhu Hassan élue Tyran de l'année par une ONG britannique – polémique et débats autour de l'autoritarisme

La présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan a été désignée « Tyran de l’année 2025 » par l’ONG britannique Index On Censorship. Ce titre symbolique relance le débat sur les libertés publiques dans le pays, mettant en lumière le délicat équilibre entre souveraineté nationale, sécurité et respect des normes démocratiques.

Une distinction symbolique aux répercussions médiatiques

Cette élection en ligne, bien que symbolique, a rapidement fait le tour des réseaux sociaux et des médias internationaux. Pour l’ONG britannique, elle traduit les préoccupations liées aux restrictions de l’espace civique, à l’arrestation de militants politiques et aux dérives observées dans le cadre des élections générales de 2025. La communication officielle du gouvernement tanzanien a qualifié cette désignation d’ingérence et d’évaluation extérieure biaisée, reflétant une perception contrastée entre acteurs internationaux et autorités locales.

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D’un espoir de réforme à une présidence contestée

Lorsque Samia Suluhu Hassan a accédé à la présidence en 2021 après le décès de John Magufuli, elle incarnait une transition apaisée et une ouverture prometteuse envers la communauté internationale. Au fil des années, toutefois, plusieurs ONG et observateurs ont relevé un durcissement progressif du régime : contrôle accru des médias, restrictions des rassemblements politiques et arrestations ciblées de l’opposition. Ce glissement a nourri un sentiment d’autoritarisme, renforcé par des élections jugées contestables et des accusations de manipulation du processus électoral.

Entre souveraineté et normes démocratiques

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Pour les soutiens du gouvernement, cette désignation est perçue comme une lecture extérieure qui ne prend pas en compte les défis sécuritaires et socio-économiques auxquels le pays fait face. Pour les défenseurs des droits humains, elle rappelle que la démocratie ne se limite pas à des résultats électoraux et que le respect des libertés fondamentales demeure un enjeu crucial. Cette controverse illustre la tension persistante sur le continent entre souveraineté nationale et obligations universelles en matière de droits civiques et politiques.

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Celine Dou

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