Tension diplomatique : Paris exige la libération de deux ressortissants détenus en Iran après une frappe sur la prison d’Evin
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Par imam chroniqueur Babacar Diop
Quatre jours après une frappe ayant visé la célèbre prison d’Evin à Téhéran, la France a renouvelé son appel à la libération immédiate de ses deux ressortissants, Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus en Iran depuis mai 2022. Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi à Paris, les familles des deux Français ont exprimé leur vive inquiétude quant à leur sort, dans un contexte de tensions croissantes entre Téhéran et Tel-Aviv.
L’établissement pénitentiaire visé, tristement célèbre pour ses conditions de détention, abrite notamment les deux Français accusés d’espionnage par le régime iranien. La frappe, attribuée à l’armée israélienne dans le cadre du conflit Iran-Israël, a ravivé les craintes des proches.
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« J’ai peur pour la vie de mon père », a confié avec émotion Anne-Laure Paris, fille de Jacques Paris, 72 ans, ancien professeur à la retraite. Elle a dénoncé des conditions de détention « assimilables à de la torture », décrivant une cellule sans fenêtre, éclairée en permanence, sans accès à la lecture ni à l’écriture. Les détenus n’auraient droit qu’à 30 minutes de sortie, trois fois par semaine.
De son côté, Noémie Kohler, sœur de Cécile, a pointé un manque de transparence des autorités iraniennes : « On nous a dit que la prison ne serait pas bombardée. Aujourd’hui, nous ignorons même s’ils sont vivants. » L’absence de nouvelles depuis la frappe aggrave l’angoisse des familles.
Le ministère français des Affaires étrangères a fermement réagi. Christophe Lemoine, son porte-parole, a qualifié la détention de « totalement arbitraire » et a déclaré que la France restait « pleinement mobilisée » pour obtenir leur libération. Paris considère les deux enseignants comme des « otages d’État ».
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Selon des sources diplomatiques, certaines garanties de sécurité auraient été données par les autorités iraniennes après la frappe, mais la France réclame des preuves de vie et un accès consulaire immédiat. Une discussion récente entre le chef de la diplomatie française et son homologue iranien a abordé la question.
Cette affaire illustre la détérioration des relations bilatérales entre la France et l’Iran, sur fond de tensions géopolitiques régionales. Pour les familles des détenus, chaque jour sans nouvelles renforce leur sentiment d’abandon. Et pour l’opinion publique, l’affaire devient le symbole d’une diplomatie mise à l’épreuve.













