Tensions Washington-Téhéran : l’Iran pose ses conditions strictes avant toute négociation
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Alors que les relations entre les États-Unis et l’Iran connaissent un niveau de tension inédit, marqué par le déploiement de forces navales américaines dans le Golfe, Téhéran a clarifié sa position officielle ce vendredi. Lors d’une visite en Turquie, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a défini le cadre strict dans lequel son pays serait disposé à discuter, tout en refusant catégoriquement certaines exigences américaines.
En conférence de presse conjointe avec son homologue turc Hakan Fidan, M. Araghchi a répondu aux déclarations récentes de la Maison Blanche. Tout en ouvrant la porte aux négociations, il a posé un préalable incontournable : « L’Iran n’a aucun problème avec les discussions, mais celles-ci ne peuvent avoir lieu sous l’ombre des menaces », a-t-il déclaré, selon Al Jazeera. Cette prise de position intervient alors que le président américain Donald Trump n’a pas exclu une action militaire, évoquant l’envoi d’une « armada massive » dirigée par le porte-avions USS Abraham Lincoln dans la région.
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Sur le fond des discussions, l’Iran a tracé une ligne rouge claire : ses capacités défensives et balistiques ne seront jamais négociables. « La sécurité du peuple iranien ne regarde personne d’autre, et nous préserverons et étendrons nos capacités défensives dans la mesure nécessaire pour défendre le pays », a insisté le chef de la diplomatie iranienne.
De son côté, l’administration américaine poursuit sa pression maximale. Depuis la Maison Blanche, Donald Trump, qui avait retiré les États-Unis de l’accord sur le nucléaire en 2018, a rappelé son exigence de voir l’arrêt complet de l’enrichissement d’uranium en Iran. « Si nous concluons un accord, c’est bien. Sinon, nous verrons ce qui se passera », a-t-il déclaré, laissant planer l’incertitude sur l’issue de ce bras de fer.
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Face à ce risque d’escalade, des acteurs régionaux tentent d’intervenir comme intermédiaires. La Turquie, par la voix de son président Recep Tayyip Erdogan, a proposé son rôle de « facilitateur ». Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a confirmé des échanges approfondis avec l’envoyé spécial américain Steve Witkoff, appelant à un retour à la table des négociations pour résoudre les différends « un par un ».
Imam chroniqueur
Babacar Diop













