Thiaroye : Une sextape secrètement diffusée mène à six arrestations pour chantage sexuel

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Thiaroye – Une affaire de chantage sexuel sur fond de diffusion illicite de contenu intime secoue la banlieue dakaroise. Six personnes ont été interpellées par la police à la suite d’une plainte déposée par une jeune femme, victime présumée de harcèlement sexuel et de menaces liées à une sextape.

Thiaroye : Une sextape secrètement diffusée mène à six arrestations pour chantage sexuel

Les faits se sont produits dans la commune de Thiaroye, à l’est de Dakar. Selon les premiers éléments de l’enquête, une vidéo à caractère sexuel, filmée à l’insu de la victime par son ancien compagnon, aurait été partagée à son insu avec plusieurs individus. L’un des destinataires aurait ensuite tenté d’exploiter la situation en faisant chanter la jeune femme, lui réclamant des faveurs sexuelles sous peine de diffuser largement la vidéo.

Alertées, les autorités ont agi promptement. Le 11 juillet 2025, les éléments du commissariat d’arrondissement de Thiaroye ont procédé à l’interpellation de six suspects. Ils sont poursuivis pour collecte illégale et diffusion d’images obscènes, harcèlement sexuel et menaces.

Une source policière indique que les mis en cause ont reconnu avoir visionné la vidéo et certains auraient avoué l’avoir relayée dans des groupes privés. L’enquête est toujours en cours afin d’établir clairement les responsabilités de chacun et de déterminer les intentions derrière cette propagation.

Dans le quartier, l’affaire suscite une vive émotion et relance les débats sur les violences numériques faites aux femmes. Le phénomène du « revenge porn » ou porno-vengeance, bien que puni par la loi sénégalaise (article 431-58 du Code pénal), reste encore largement sous-dénoncé.

Selon Fatou Kiné Camara, juriste et militante féministe, « le chantage à la sextape constitue une double violence : il viole l’intimité de la femme et utilise cette violation comme une arme de contrôle. Les sanctions doivent être exemplaires. » (Source : Camara, F.K., Violences sexuelles et droit sénégalais, L’Harmattan, 2021, p. 167)

Les autorités appellent à la vigilance et rappellent que la production, la diffusion ou la possession de contenus intimes sans consentement est passible de peines lourdes, notamment en cas d’extorsion ou de tentative de chantage.

Cette affaire remet en lumière l’urgence d’une éducation numérique inclusive, surtout dans les zones périurbaines comme Thiaroye, et d’une protection renforcée des victimes de cyberviolence.

-imam chroniqueur Babacar Diop

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