Thiès : Un Vigile de 70 Ans Accusé d’Avoir Organisé un Vol de 72 Millions de FCFA

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Thiès : Un Vigile de 70 Ans Accusé d'Avoir Organisé un Vol de 72 Millions de FCFA

À Thiès, un vol spectaculaire continue de susciter interrogations et divisions. M. Keïta, un vigile de 70 ans, est accusé d’avoir organisé le cambriolage de 72 millions de FCFA dans le magasin de matériaux de construction où il était employé. Malgré ses protestations d’innocence, plusieurs éléments troublants relevés par les enquêteurs semblent le compromettre.

Un Cambriolage Planifié ou un Coup Monté ?

Les faits se déroulent lors d’une nuit agitée. Selon les déclarations de M. Keïta, huit individus armés auraient fait irruption sur le site. Sous la menace, ils l’auraient maîtrisé et ligoté avant de forcer la porte de la comptabilité. Les malfaiteurs auraient ensuite vidé deux coffres-forts : l’un contenant 14 millions de FCFA, l’autre 58 millions.

Pourtant, un détail surprenant a éveillé la méfiance de son employeur, A. Kane. À son arrivée sur les lieux après avoir été alerté, il découvre le vigile assis devant la porte, apparemment désorienté… mais étrangement libre de ses mouvements. Cette incohérence a immédiatement éveillé les soupçons.

Des Indices Qui Accablent le Vigile

La police, intriguée par ces zones d’ombre, a entrepris de passer au crible les vidéos de surveillance du magasin. Une découverte inattendue vient alors jeter le doute sur la version du septuagénaire : les lampes du magasin, habituellement allumées toute la nuit, avaient été éteintes quelques instants avant le vol.

Une coïncidence troublante qui pousse les enquêteurs à approfondir leurs investigations. Une réquisition téléphonique permet ensuite de révéler un élément accablant : M. Keïta avait échangé plusieurs appels avec l’un des suspects présumés, quelques jours avant le cambriolage.

Pour les enquêteurs, ces contacts ne peuvent pas être fortuits. Ils y voient la preuve d’une possible complicité entre le vigile et les malfaiteurs. « Ces éléments nous poussent à privilégier la piste d’une implication interne », confie une source proche de l’enquête.

Un Passé Qui Réapparaît

Un nouveau rebondissement vient encore alourdir le dossier. L’employeur, A. Kane, a révélé un détail inédit au cours de l’instruction : en 2022, lors du démantèlement d’un gang de cambrioleurs à Dakar, les forces de l’ordre avaient retrouvé un chèque lui appartenant parmi les objets saisis.

Ce lien potentiel avec un précédent cambriolage incite le juge d’instruction à demander une jonction des dossiers avec les autorités judiciaires de Dakar. Une décision qui pourrait ouvrir de nouvelles perspectives sur l’étendue du réseau criminel et le rôle exact de M. Keïta.

Une Défense Fragilisée

Malgré ces indices accablants, M. Keïta continue de nier toute implication. Ses avocats dénoncent ce qu’ils qualifient de « précipitation judiciaire » et insistent sur le fait que leur client, du fait de son âge et de son état de santé, ne serait pas en mesure d’orchestrer un tel cambriolage.

« Notre client est un vieil homme sans antécédents judiciaires. Il a servi loyalement son employeur pendant des années. L’accuser sur la base de simples coïncidences est une injustice », plaide l’un de ses conseils.

Pourtant, leurs arguments n’ont pas convaincu le juge, qui a rejeté la demande de liberté provisoire formulée par la défense. Une décision qui maintient le septuagénaire en détention préventive, en attendant la suite des investigations.

Un Procès Sous Haute Tension

L’affaire sera rappelée le 24 mars prochain, une date très attendue où les différentes parties devront affronter la complexité d’un dossier aux multiples zones d’ombre. La justice espère alors faire toute la lumière sur ce vol hors norme et déterminer si M. Keïta est un complice actif ou la victime d’un coup monté savamment orchestré.

En attendant, ce cambriolage spectaculaire continue de diviser l’opinion à Thiès. Pour certains, l’implication du vigile ne fait plus de doute au vu des preuves accumulées. Pour d’autres, il serait un bouc émissaire parfait dans une affaire aux ramifications bien plus vastes.

Une chose est certaine : cette affaire, entre trahisons supposées, coïncidences troublantes et soupçons de complicité, est loin d’avoir livré tous ses secrets.

Imam chroniqueur Babacar DIOP

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