Togo : le train de vie électrique des ministres révélé

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Togo : le train de vie électrique des ministres révélé

Par Dunia News – Lomé, Togo

Dans un contexte de crise économique persistante et de précarité généralisée, les révélations de l’ancien ministre camerounais Ihou Atéba sur les dépenses somptuaires des ministres togolais en électricité suscitent une vive indignation. Selon ses déclarations, certains membres du gouvernement consommeraient jusqu’à 4 millions de francs CFA par mois en électricité, une somme intégralement prise en charge par l’État.

Des chiffres qui donnent le vertige

Prenons deux figures emblématiques du gouvernement togolais :

Cina Lawson, ministre en fonction depuis 15 ans

Gilbert Bawara, au gouvernement depuis 18 ans

En extrapolant les montants évoqués :

4 000 000 FCFA × 12 mois × 15 ans = 720 millions FCFA pour Mme Lawson

4 000 000 FCFA × 12 mois × 18 ans = 864 millions FCFA pour M. Bawara

À eux seuls, ces deux ministres auraient ainsi consommé pour 1,584 milliard de francs CFA uniquement en électricité.

Togo : le train de vie électrique des ministres révélé
Quand un ministre consomme 76 mois de SMIG en un mois

Pour bien comprendre l’ampleur du contraste, il faut rappeler que le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) au Togo est fixé à 52 500 FCFA par mois. Autrement dit, un ministre dont la consommation électrique mensuelle atteint 4 millions FCFA dépense l’équivalent de plus de 6 années de travail au SMIG… chaque mois, et uniquement pour alimenter sa résidence en courant électrique.

Privilèges d’État : un gouffre financier

À ces dépenses s’ajoutent de nombreux autres avantages accordés aux membres du gouvernement :

Forfaits téléphoniques illimités

Bons de carburant

Véhicules de fonction avec chauffeurs et sécurité

Indemnités de logement

Périples internationaux avec perdiem

Frais d’installation à chaque remaniement

Multipliés par les dizaines de ministres et hauts fonctionnaires en poste, ces privilèges représentent un coût colossal pour les finances publiques, dans un pays où une part importante de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.

Une injustice structurelle et un système de prédation

Les critiques vont au-delà de la simple dénonciation d’un train de vie excessif. Des activistes, comme Farida Bemba Nabourema, parlent carrément de pillage institutionnalisé :

« Avec les seules factures d’électricité de deux ministres, on pourrait construire une centaine d’écoles rurales, équiper des centres de santé ou financer des milliers de bourses d’études. Ce n’est pas une simple injustice, c’est un mépris assumé du peuple togolais », déclare-t-elle dans une tribune virale sur les réseaux sociaux.

Un signal d’alarme pour l’avenir

À l’heure où le Togo fait face à des défis urgents – accès aux soins, éducation, emploi des jeunes, sécurité alimentaire – la transparence dans la gestion des deniers publics devient une priorité incontournable. Ces révélations remettent en question non seulement la moralité de certains dirigeants, mais aussi l’équilibre même du contrat social.

Il est temps que des réformes structurelles soient envisagées pour encadrer les privilèges des élites, et réorienter les ressources vers les besoins essentiels de la population.

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