Togo – Quatre jours de deuil national : sept jeunes morts, une nation en larmes.
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🖋️ Par la rédaction de Dunia News-Lomé, 11 juillet 2025
– Le Togo se recueille. À partir de ce jeudi 11 juillet, et jusqu’au dimanche 14 juillet 2025, plusieurs organisations citoyennes et politiques appellent à quatre jours de deuil national en hommage à sept jeunes morts dans des circonstances encore floues et douloureuses, lors des manifestations de la fin juin.
C’est un deuil sans drapeaux officiels, mais porté par les consciences. Un deuil sans tambours d’État, mais résonnant dans les cœurs de milliers de familles togolaises.
🕯️ Morts en silence, portés en mémoire
L’appel a été lancé par le Front Citoyen Togo Debout, rejoint par plusieurs partis de l’opposition, des collectifs étudiants, des leaders religieux et de nombreuses voix de la diaspora.
L’objectif : refuser l’oubli, exiger la vérité, honorer les morts.Lors d’une conférence de presse tenue le 9 juillet, le professeur David Dosseh, figure centrale du mouvement citoyen, a déclaré avec gravité : « Le Togo est en deuil pour ses enfants tombés, pour la justice sacrifiée, pour la sacralité de la vie humaine. »
Des mots sobres, puissants, qui traduisent l’émotion contenue d’un peuple habitué aux blessures mais refusant désormais le silence.
⚖️ Sept vies perdues, sept familles brisées
Selon les informations recueillies par les collectifs organisateurs, les victimes – parmi lesquelles figureraient des mineurs – ont perdu la vie dans la lagune de Bè, après avoir été poursuivies par les forces de sécurité, battues, et forcées de se jeter dans l’eau pour fuir.
Leurs corps ont été retrouvés sans vie, quelques heures plus tard. Pas de prise en charge, pas d’enquête publique, pas de reconnaissance officielle.Juste des larmes. Et des questions.
🤖 Quand la vérité est traitée de montage
Les autorités togolaises, elles, contestent cette version des faits. Elles affirment que les décès sont dus à des noyades accidentelles et accusent les opposants d’avoir diffusé des images manipulées par intelligence artificielle.Une défense qualifiée de cynique et déshumanisante par les organisations de la société civile, qui réclament une enquête internationale.« Manipuler les faits, c’est une chose. Mais accuser la douleur des familles d’être un montage numérique, c’est ignoble », s’indigne un avocat défenseur des libertés fondamentales.
📣 Deuil et résistance
Pendant ces quatre jours de deuil, les drapeaux seront symboliquement mis en berne, des cérémonies religieuses interconfessionnelles seront organisées, des veillées silencieuses auront lieu dans plusieurs quartiers, et la diaspora togolaise à Paris, Accra, Dakar et Montréal prévoit également des rassemblements.Des actions seront menées sans violence, mais avec fermeté. Les familles des victimes, elles, ont demandé le respect et la retenue, mais ne renoncent pas à l’exigence de justice.
🧭 Dunia News s’interroge : à qui appartient la mémoire ?Quand les morts n’ont pas droit à des funérailles officielles, quand les familles n’ont pas accès à la vérité, quand les cercueils sont refermés sur des silences imposés… à qui appartient la mémoire ?
Dunia News rappelle que la mémoire des victimes ne doit jamais être effacée par la communication d’un pouvoir, ni noyée dans des justifications politiques.Une démocratie ne se mesure pas à sa force de répression, mais à sa capacité à regarder ses morts en face.
📌 Dunia News poursuivra sa mission d’information en donnant la parole aux familles, aux témoins, aux survivants. La vérité ne se fabrique pas dans les communiqués : elle se construit avec des récits, des preuves, des visages, des noms.













