Transport / ‎Libre circulation en Afrique de l’ouest : Les transporteurs alertent ‎‎

Votre Pub ici !

Partager cet article
Transport / ‎Libre circulation en Afrique de l'ouest : Les transporteurs alertent ‎‎

Lors d’une interview exclusive accordée à Dunia-news.com le mardi 18 novembre 2025 , le président de la Confédération des Syndicats des Conducteurs Routiers de la CEDEAO (CSCRAO), Vaffi Koné, dénonce les obstacles majeurs qui paralysent le transport inter-États en Afrique de l’Ouest. Entre rackets, postes de contrôle anarchiques et incohérences administratives, la libre circulation pourtant pilier de l’intégration régionale reste largement compromise.‎‎

Réuni récemment en assise stratégique, le collectif des transporteurs inter-États a passé au crible les défis auxquels fait face le secteur du transport routier dans la sous-région. Cette rencontre, dédiée à la sécurité et à la fluidité routières, s’inscrit dans la volonté de renforcer la libre circulation, principe fondamental de la CEDEAO.‎‎

Sans langue de bois, il a mis en lumière la dure réalité que vivent les transporteurs au quotidien.‎« La route porte près de 75 % des échanges intra-africains, et pourtant, c’est elle qui souffre le plus », déplore-t-il.‎‎

Certains corridors comptent plus de quinze postes de contrôle, une aberration selon lui, à rebours de l’ambition d’une Afrique de l’Ouest unie et compétitive.‎‎

Axe stratégique long de près de 1 000 km, reliant cinq pays Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Bénin et Nigeria le corridor Abidjan–Lagos accueille chaque année plus de 47 millions d’usagers.‎Mais son potentiel reste largement sous-exploité.

‎‎Entre arrêtés non harmonisés, contrôles redondants, coûts illégaux et manque de coopération transfrontalière, les transporteurs y font face à un véritable parcours du combattant.

‎‎« Cet axe pourrait transformer le commerce régional. Mais tant que les tracasseries persistent, nous ne pourrons pas exploiter pleinement son potentiel », martèle Vaffi Koné.‎‎

Le rôle clé du collectif : plaidoyer, médiation et information face à ces défis, le collectif des transporteurs inter-États entend jouer un rôle déterminant.‎‎

« Nous servons de trait d’union entre les États. Nous portons les réalités du terrain aux décideurs », explique son président.‎‎

Leurs actions incluent :des campagnes de sensibilisation auprès des transporteurs, des sessions d’information sur les droits liés à la libre circulation,des dialogues avec les forces de sécurité, des médiations lors de litiges transfrontaliers.‎‎

Pour le président, l’objectif final reste inchangé : fluidifier la mobilité régionale et rendre effectifs les protocoles de la CEDEAO.‎‎Au-delà des obstacles administratifs et sécuritaires, Vaffi Koné pointe un autre problème majeur : le manque d’information.‎‎

« Beaucoup ignorent les textes qui régissent la libre circulation. Ce vide ouvre la porte aux abus. Si chaque transporteur maîtrisait ses droits, certaines pratiques disparaîtraient », affirme-t-il.‎‎

Ce déficit de communication fragilise la collaboration entre forces de l’ordre, administrations et usagers de la route.

‎‎Pour redonner souffle à la libre circulation, il appelle à une série d’actions urgentes , harmoniser les politiques publiques entre les États membres, réduire drastiquement les postes de contrôle, sanctionner fermement les faux frais, intensifier la sensibilisation, mettre en place des outils de suivi communs.‎‎« Voyager entre pays voisins ne doit plus relever de l’exploit.

C’est une exigence économique, humaine et sociale », insiste-t-il.‎‎L’entretien révèle un constat sans équivoque : la libre circulation en Afrique de l’Ouest ne doit plus rester un principe théorique. Elle doit devenir une réalité vécue, tangible et fluide.

Partager cet article

Recherche en direct

Catégories

Votre Pub ici !

Autres publications

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Activer les notifications Accepter Non, merci