Trop de sucre : un ennemi silencieux pour la santé
Votre Pub ici !

Le sucre, bien qu’essentiel à notre métabolisme, devient un danger lorsqu’il est consommé en excès. Présent naturellement dans les fruits, mais aussi ajouté dans la plupart des produits industriels — sodas, jus, pâtisseries, céréales, sauces —, il est devenu omniprésent dans notre alimentation moderne. Ce que l’on oublie souvent, c’est que le sucre raffiné provient principalement de deux plantes : la canne à sucre et la betterave sucrière. Et derrière son goût doux et réconfortant, se cache un impact potentiellement destructeur sur notre organisme.
Une addiction douce mais toxique
« Le sucre est la nouvelle drogue du XXIe siècle, il stimule les mêmes circuits neurologiques que la cocaïne », avertit le Dr David Lustig, endocrinologue et chercheur à l’Université de Californie, dans son ouvrage Fat Chance: Beating the Odds Against Sugar, Processed Food, Obesity, and Disease (2012, p. 103). Cette affirmation, soutenue par de nombreuses études en neurosciences, souligne à quel point le sucre peut provoquer une dépendance et des troubles comportementaux.
À lire aussi : Ghana – Le virus Mpox fait sa première victime : 23 nouveaux cas en une semaine, les autorités renforcent la riposte
Les effets délétères du sucre sur la santé
Une consommation excessive de sucre est aujourd’hui reconnue comme un facteur de risque majeur dans le développement de nombreuses pathologies :
Diabète de type 2, par surstimulation du pancréas et résistance à l’insuline ;
Maladies cardiovasculaires, en augmentant le taux de triglycérides et de « mauvais cholestérol » (LDL) ;
AVC, par l’impact indirect sur la pression artérielle et l’obésité ;
Obésité et surpoids, car les sucres rapides ne procurent pas de satiété durable ;
Fatigue chronique, en raison des pics glycémiques suivis de chutes brutales d’énergie ;
Cancers, notamment celui du pancréas et du sein, comme l’ont souligné les travaux du Dr Dominique Belpomme (2020, Médecine environnementale p. 178) ;
Caries dentaires, en nourrissant les bactéries responsables de la déminéralisation de l’émail ;
Troubles du sommeil et de l’humeur, souvent liés aux variations brutales de la glycémie.
Le Pr Serge Ahmed, neurobiologiste au CNRS, affirme : « Le sucre peut provoquer une dépendance comportementale réelle, et son sevrage entraîne des symptômes comparables à ceux de certaines drogues » (Le Monde, 25 mars 2017).
À lire aussi : DIAMNIADIO EN DANGER : Le revers toxique du progrès
Et la peau n’est pas épargnée
Une alimentation riche en sucre favorise également le vieillissement cutané. Elle accélère la production de « produits de glycation avancée » (AGEs), qui altèrent les fibres de collagène et d’élastine. Résultat : la peau perd en élasticité, devient terne, relâchée. Le dermatologue américain Dr Nicholas Perricone explique dans The Wrinkle Cure (2000, p. 87) : « Le sucre est l’un des principaux facteurs responsables de la perte de jeunesse de la peau ».
Quelques gestes simples pour réduire sa consommation de sucre
Voici des recommandations pratiques issues des guides de nutrition de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et des travaux de la chercheuse Marion Nestle (What to Eat, 2006) :
Réduire drastiquement les boissons sucrées (sodas, jus industriels, energy drinks).
Manger plus d’aliments bruts : fruits, légumes, céréales complètes, légumineuses.
Limiter les produits ultra-transformés riches en sucres cachés.
Lire les étiquettes : les appellations comme sirop de glucose, saccharose, fructose sont des sucres déguisés.
À lire aussi : 8ᵉ édition des Journées des Communautés Africaines initiée par le BIPIA: Daloa au cœur des festivités
Opter pour des alternatives plus saines : fruits frais, yaourts nature, desserts faits maison peu sucrés.
Le sucre, à consommer en pleine conscience
Il ne s’agit pas de bannir complètement le sucre, mais d’en maîtriser la place. Comme le rappelle le Dr Jean-Michel Lecerf, chef du service nutrition à l’Institut Pasteur de Lille : « Le sucre n’est pas un poison en soi, mais c’est sa fréquence et sa quantité qui posent problème » (Le sucre, vérités et mensonges, 2016, p. 61).
En somme, pour préserver notre santé physique, mentale et esthétique, un retour à une alimentation équilibrée, consciente et naturelle s’impose. Le sucre doit redevenir ce qu’il était : un plaisir occasionnel, et non une habitude quotidienne.
imam chroniqueur Babacar Diop
babacar19diop76@gmail.com













