Trump relance la guerre commerciale : l’Europe face à la menace des droits de douane de 30 %

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Trump relance la guerre commerciale : l’Europe face à la menace des droits de douane de 30 %

Par imam chroniqueur Babacar Diop

Washington–Bruxelles, l’heure des tensions économiques. À partir du 1er août 2025, les exportateurs européens pourraient être frappés de plein fouet par une taxe douanière uniforme de 30 %, imposée par les États-Unis. L’annonce choc faite samedi par le président américain Donald Trump a provoqué une onde de choc à travers les capitales européennes. Si cette décision vise l’ensemble des membres de l’Union européenne (UE), les conséquences économiques varient considérablement d’un pays à l’autre.

L’Irlande et l’Allemagne en première ligne
L’Irlande pourrait bien être la principale victime de cette mesure. Le pays, devenu le laboratoire pharmaceutique de l’Europe grâce à son impôt sur les sociétés fixé à 15 %, héberge de nombreuses multinationales américaines comme Pfizer, Johnson & Johnson ou encore Google et Apple. Selon le Bureau d’analyse économique américain, l’Irlande affiche un excédent commercial de 86,7 milliards de dollars avec les États-Unis.
Juste derrière, l’Allemagne, première puissance industrielle européenne, est également menacée. Avec un excédent de 84,8 milliards de dollars, Berlin voit ses piliers économiques – automobile, chimie, construction mécanique – directement exposés. Le chancelier Friedrich Merz a déjà alerté sur le risque pour ces secteurs stratégiques, appelant la Commission européenne à réagir rapidement.

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Les inquiétudes françaises et italiennes
Moins exposées en termes de volume global, la France et l’Italie restent néanmoins préoccupées par les secteurs spécifiques visés. L’agroalimentaire, les vins, l’aéronautique et le luxe constituent les principales cibles de la taxe. En France, l’aviation représente à elle seule près de 20 % des exportations vers les États-Unis. Jérôme Despey, responsable de la viticulture au sein de la FNSEA, estime que l’instauration de ces droits serait une « catastrophe » pour les producteurs de vins et spiritueux français.

En Italie, la principale fédération agricole Coldiretti s’inquiète également. Pour elle, ces mesures douanières porteraient « un coup dur à l’économie réelle », menaçant les producteurs italiens déjà fragilisés par la conjoncture.

Vers une riposte européenne ?
L’excédent commercial global de l’Union européenne avec les États-Unis est estimé à 235,6 milliards de dollars, ce qui place l’UE au second rang des partenaires les plus excédentaires après la Chine. Face à la menace d’une guerre commerciale ouverte, plusieurs voix s’élèvent en Europe pour réclamer des mesures de rétorsion. La Fédération allemande de l’industrie (BDI) a d’ailleurs exhorté les deux blocs à « éviter l’escalade » et à rouvrir le dialogue au plus vite.

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En attendant une éventuelle réponse coordonnée de Bruxelles, des pays comme l’Autriche, la Suède, la Belgique et les Pays-Bas – également excédentaires – scrutent avec inquiétude les potentielles répercussions sur leurs secteurs chimiques, pharmaceutiques et industriels.

Conclusion : l’épreuve du bras de fer
À moins de trois semaines de l’échéance fixée par Donald Trump, l’Europe n’a que peu de temps pour désamorcer la crise. Entre diplomatie économique et menaces de représailles, la tension monte sur fond de campagne électorale américaine. Une chose est sûre : si la mesure entre en vigueur, c’est toute la mécanique commerciale transatlantique qui pourrait se retrouver grippée.

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Imam chroniqueur Babacar Diop

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