Ukraine : Bart De Wever déplore une fracture stratégique entre l’Europe et les États-Unis
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Par imam chroniqueur Babacar Diop
Le Premier ministre belge Bart De Wever a mis en lumière, ce jeudi, un désaccord croissant entre les positions européennes et américaines concernant le conflit en Ukraine. À la veille du sommet des dirigeants de l’Union européenne, il a exprimé ses inquiétudes sur ce qu’il considère comme une divergence stratégique majeure entre les deux partenaires historiques.
« L’Union européenne n’est pas écartée des discussions, mais il est évident que nous ne partageons plus la même vision que les États-Unis sur la gestion du dossier ukrainien », a déclaré De Wever, lors d’une déclaration à Bruxelles, selon des propos relayés par l’Agence Anadolu.
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Le chef du gouvernement belge a insisté sur l’urgence pour l’Europe de tirer les leçons de cette situation et de renforcer son autonomie stratégique. Il a néanmoins reconnu les limites actuelles du Vieux Continent en matière de capacités militaires : « Le continent n’est pas encore en mesure de compenser l’éventuel désengagement américain. Nous espérons qu’ils resteront engagés autant que possible. Mais aujourd’hui, le soutien à l’Ukraine semble plus fort en Europe qu’aux États-Unis. »
Réagissant également aux conclusions du récent sommet de l’OTAN tenu à La Haye, Bart De Wever s’est félicité d’un compromis qui accorde plus de flexibilité à la Belgique dans ses dépenses militaires. « Nous ne sommes pas enchantés à l’idée d’augmenter nos budgets, mais nous comprenons que cela est nécessaire. Cette marge de manœuvre financière est cruciale dans le contexte géopolitique actuel », a-t-il précisé.
Ces déclarations interviennent alors que le soutien international à l’Ukraine semble s’essouffler dans certaines capitales occidentales, en particulier à Washington, où le débat sur la poursuite de l’aide militaire et financière reste très politisé.
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Bart De Wever appelle ainsi à une prise de conscience européenne : « Si nous voulons jouer un rôle crédible à l’échelle mondiale, nous devons assumer une plus grande part de notre sécurité collective. » Une posture qui traduit les ambitions croissantes de l’Europe de renforcer son autonomie stratégique face à des alliés dont l’engagement n’est plus perçu comme inébranlable.

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