Ukraine – Russie : un Sénégalais capturé sur le front, soupçonné d’avoir combattu aux côtés des forces russes
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Le conflit russo-ukrainien, déjà marqué par une forte implication de mercenaires étrangers, vient de connaître un nouvel épisode troublant. Un ressortissant sénégalais aurait été capturé par les troupes ukrainiennes alors qu’il combattait pour le compte de l’armée russe sur le front de Toretsk, dans la région de Donetsk, à l’est de l’Ukraine.
L’information a été rendue publique ce mercredi 23 avril 2025 par le 49e bataillon d’assaut séparé ukrainien, connu sous le nom de « Sich des Carpates », à travers une vidéo diffusée sur sa page Facebook. Sur les images, on aperçoit un homme noir, visiblement exténué, vêtu d’un uniforme militaire russe, assis au sol et interrogé par les soldats ukrainiens.
Selon les déclarations recueillies lors de cet interrogatoire, l’homme affirme être de nationalité sénégalaise. Il raconte avoir été étudiant en Russie pendant deux ans, avant de se retrouver dans une situation financière critique. Ne pouvant financer son projet de départ pour l’Allemagne, il aurait été contraint de rejoindre les lignes de front pour gagner de l’argent.
Ce témoignage met en lumière une réalité peu documentée : le recrutement de ressortissants africains par l’armée russe ou des groupes paramilitaires opérant dans le pays. Plusieurs rapports avaient déjà signalé la présence de combattants africains sur différents théâtres d’opérations russes, notamment via des structures comme le groupe Wagner. Cette capture confirmerait que le phénomène continue, malgré la médiatisation croissante et les alertes lancées par diverses ONG.
Du côté des autorités sénégalaises, aucune déclaration officielle n’a encore été faite concernant cette affaire. Mais elle ne manquera pas de soulever des réactions, tant au Sénégal que dans d’autres pays africains concernés par la migration étudiante vers la Russie.
Ce nouvel épisode soulève également des préoccupations humanitaires, notamment sur les conditions dans lesquelles certains jeunes étrangers sont enrôlés dans un conflit qui ne les concerne pas directement. Il interroge enfin sur le sort réservé à ce captif, désormais entre les mains de l’armée ukrainienne.
L’affaire relance donc le débat sur l’utilisation de mercenaires étrangers dans le conflit russo-ukrainien, et sur les limites floues entre volontariat, désespoir économique et recrutement forcé.













