Une femme porte plainte contre le soleil à Lagos : un fait insolite qui révèle une crise silencieuse de santé mentale

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Une femme porte plainte contre le soleil à Lagos : un fait insolite qui révèle une crise silencieuse de santé mentale

Ce qui aurait pu passer pour une simple scène cocasse s’est transformé en véritable signal d’alerte sur l’état de la santé mentale au Nigeria. Entre incompréhension, malaise collectif et intervention d’urgence, l’incident survenu à Lagos rappelle que derrière l’insolite, il y a parfois une urgence humaine ignorée.

À Lagos, une plainte inattendue… contre le soleil

L’incident a rapidement inondé les réseaux sociaux tant il a surpris policiers, passants et internautes. Une femme, élégamment habillée, maquillage soigné, sac de marque à la main, commande un Uber depuis Lekki pour se rendre au poste de police de Panti. À première vue, rien ne la distingue de la foule ordinaire de Lagos.

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Pourtant, selon le témoignage viral partagé par l’internaute Olamide (@Olamide0fficial), la passagère aurait passé tout le trajet à se plaindre d’une chaleur « agressive », affirmant que le soleil « l’attaquait personnellement ».

« Je veux porter plainte contre le soleil »

Une fois arrivée au commissariat, la situation prend une tournure inattendue. Devant des policiers incrédules, la femme exige de déposer une plainte officielle contre le soleil, accusé de lui infliger un « préjudice insupportable ». Malgré les tentatives répétées des agents pour lui expliquer qu’il est évidemment impossible de « poursuivre un astre », elle reste inébranlable.

Les policiers, d’abord perplexes, comprennent progressivement qu’ils ne sont pas face à une réclamation ordinaire, mais à une personne en véritable détresse psychologique.

Refus de payer l’Uber : « C’est au soleil de régler »

Le malaise s’accentue lorsqu’elle refuse de payer sa course Uber, estimée à 15 000 nairas, déclarant que « ce n’est pas à elle mais au soleil de régler la note ». Le conducteur, dépassé, demande de l’aide. Un agent finit par payer la facture de sa propre poche afin d’éviter que la situation ne s’envenime davantage.

« Cette chose là-haut ne me laisse pas tranquille ! »

À l’intérieur du commissariat, la femme refuse de partir. Elle demande même à louer un appartement dans l’enceinte de la police, affirmant qu’elle doit y rester pour se protéger du soleil qui la « surveille sans répit ».

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Un policier, encore sous le choc, raconte :
« Elle donnait l’impression d’être parfaitement rationnelle… jusqu’à ce qu’elle se mette à pointer le ciel, paniquée, en répétant : “Cette chose là-haut ne me laisse pas tranquille !” »

Une urgence de santé mentale, pas une affaire judiciaire

Conscients de l’état de détresse de la jeune femme, les agents alertent immédiatement le ministère de la Jeunesse et du Développement social de l’État de Lagos. L’équipe d’intervention rapide arrive en quelques minutes, habituée à gérer ce type de crise psychologique en milieu urbain.

La femme est rapidement transférée vers un centre public de réhabilitation, où elle reçoit des soins psychiatriques et médicaux d’urgence. Selon les autorités, elle montre déjà des signes d’amélioration et réagit positivement aux traitements. Sa famille a été contactée et est en route pour Lagos afin d’être à ses côtés.

Un incident insolite, mais un problème sérieux

Si l’histoire a amusé certains internautes, les autorités, elles, y voient un symptôme grave : la montée des troubles mentaux non diagnostiqués, aggravée par la pression urbaine, la chaleur extrême, le stress économique et l’absence de prise en charge précoce.

Le commissaire honoraire Mobolaji Abubakre Ogunlende a salué le professionnalisme des policiers et des équipes médicales, tout en rappelant l’urgence d’améliorer l’accès aux soins psychiatriques au Nigeria :
« Cet incident prouve que derrière ce qui peut sembler une scène comique se cache souvent un cri silencieux. Personne ne doit traverser cela seul. »

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Analyse : Quand l’insolite révèle l’invisible

Dans une ville où la chaleur peut être écrasante et où la pression sociale est constante, les fragilités mentales deviennent souvent invisibles jusqu’à ce qu’elles éclatent sous une forme spectaculaire. Cette affaire souligne la nécessité d’un véritable système public de santé mentale, accessible, digne et déstigmatisé.

Elle rappelle aussi que, parfois, ce que l’on prend pour de l’excentricité n’est que la manifestation d’une souffrance longtemps ignorée.

Par Frédéric Herman Tossoukpe
Pour DUNIA NEWS

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