Union européenne – Accord UE–Israël : une pétition citoyenne dépasse 100 000 signatures en une journée

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Union européenne – Accord UE–Israël : une pétition citoyenne dépasse 100 000 signatures en une journée

Une mobilisation citoyenne d’ampleur inédite s’est exprimée ce mardi 13 janvier 2026 à Bruxelles. En l’espace de seulement 24 heures, plus de 100 000 citoyens européens ont apposé leur signature à une Initiative citoyenne européenne (ICE) réclamant la suspension de l’accord d’association liant l’Union européenne à Israël. Cette dynamique rapide illustre la sensibilité croissante d’une partie de l’opinion publique européenne face à la situation au Proche-Orient.
Portée par l’Alliance de la gauche européenne (ELA), l’initiative intitulée « Justice for Palestine » a été officiellement lancée par l’eurodéputée française Manon Aubry. Son objectif est clair : atteindre le seuil d’un million de signatures, condition nécessaire pour contraindre la Commission européenne à examiner formellement la demande et à y apporter une réponse institutionnelle.

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Selon les données publiées sur la plateforme officielle des initiatives citoyennes européennes, le cap symbolique des 100 000 signatures a été franchi dès la première journée, traduisant une forte réactivité citoyenne à travers plusieurs pays de l’Union.

Des accusations de « complicité » contre l’UE

Relayés par l’agence Anadolu, les initiateurs de la pétition dénoncent ce qu’ils considèrent comme une « complicité passive » de l’Union européenne. Le texte de l’initiative affirme que le maintien de l’accord d’association contribue, selon ses promoteurs, à soutenir financièrement un État accusé de violations graves du droit international et de crimes de guerre.
Manon Aubry a notamment mis en avant le poids des relations commerciales entre Bruxelles et Tel-Aviv, rappelant que l’Union européenne demeure le premier partenaire économique d’Israël, absorbant près de 30 % de ses exportations. L’élue européenne a également dénoncé ce qu’elle perçoit comme une asymétrie diplomatique, comparant la rapidité des sanctions imposées à la Russie à l’absence de mesures similaires à l’encontre du gouvernement de Benjamin Netanyahu.

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Un fort relais politique en France

En France, l’initiative bénéficie d’un soutien politique marqué, notamment au sein de La France insoumise (LFI). Plusieurs figures de premier plan, parmi lesquelles Clémence Guetté, Manuel Bompard et Rima Hassan, ont activement relayé l’appel à signatures, présentant cette démarche comme un levier politique pour dénoncer le blocus de l’aide humanitaire à Gaza.
Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte politique français particulièrement tendu, où les débats autour du soutien à la cause palestinienne et de la lutte contre l’antisémitisme divisent profondément la classe politique, comme l’illustrent les polémiques récentes autour de certaines propositions législatives.

Un cadre juridique ancien, une réponse non contraignante

Sur le plan institutionnel, l’accord d’association euro-méditerranéen entre l’Union européenne et Israël est en vigueur depuis l’an 2000. Il constitue le socle juridique des relations bilatérales, notamment en matière de libre-échange et de coopération économique.
Si l’initiative parvient à réunir un million de signatures valides, la Commission européenne sera tenue de se prononcer officiellement sur la demande. Toutefois, il convient de rappeler que cette procédure ne l’oblige pas juridiquement à proposer une suspension de l’accord ni à engager un acte législatif, la réponse pouvant rester strictement politique.

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Reste que la rapidité et l’ampleur de la mobilisation confèrent à cette initiative une portée symbolique forte, révélatrice d’un malaise persistant au sein de l’opinion européenne face à la politique étrangère de l’Union dans le conflit israélo-palestinien.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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