Vacances à la plage : quand le sable chaud rime avec business juteux

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Vacances à la plage : quand le sable chaud rime avec business juteux

Par imam chroniqueur Babacar Diop

À Dakar, l’arrivée de l’été relance l’effervescence sur les plages de Ngor et de la BCEAO. Entre détente au bord de l’eau et appétit estival, les vendeuses ambulantes trouvent dans cette saison une véritable manne économique. Mais derrière le boom des affaires, les clients dénoncent des prix jugés excessifs.

Une ambiance estivale propice au commerce

La plage de Ngor offre un décor de carte postale. Sous la brise marine, les enfants pataugent joyeusement tandis que, derrière les stands de fortune, les vendeuses s’activent. Coumba Bodian, 32 ans, prépare des accras à la chaîne. « Les clients viennent nombreux en ce moment. Je peux faire entre 5.000 et 7.000 FCFA par jour », confie-t-elle, le regard rivé sur sa poêle crépitante.

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Même atmosphère animée du côté de Sagar Samb, quadragénaire souriante malgré la chaleur. Elle sert des plats de poisson grillé, localement appelés c’bon, très prisés des baigneurs affamés. « Les affaires marchent bien. J’adapte mes prix à toutes les bourses, entre 1.000 et 10.000 FCFA », explique-t-elle.

Des tarifs salés, selon certains clients

Pour les clients, cependant, la note est parfois difficile à digérer. Abdourahmane Ba, 16 ans, venu avec ses amis, déguste un sandwich à contrecœur. « Il faut au moins 1.000 FCFA pour manger à peu près correctement. C’est cher », critique-t-il.

Même son de cloche chez Seynabou Gueye, mère de famille en sortie dominicale. « J’ai payé près de 15.000 FCFA pour un repas avec mes enfants. Les prix sont pensés pour les touristes, pas pour nous », fulmine-t-elle.

Plage BCEAO : autre décor, mêmes constats

À quelques kilomètres, la plage de la BCEAO affiche complet. Awa Fall y tient un stand spécialisé dans le poisson grillé. « Les commandes affluent. Je vends entre 1.000 et 3.000 FCFA le plat. C’est raisonnable », assure-t-elle.

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Mais pas pour tout le monde. Kadia Diallo, cliente régulière, se plaint : « On a payé plus de 3.000 FCFA pour un plat peu garni. Ce n’est pas normal. »

Non loin de là, Oumou Mbaye gère son point de vente avec efficacité. « Je propose des sandwichs et des plats variés entre 1.000 et 5.000 FCFA. Par jour, je peux gagner jusqu’à 10.000 FCFA », se réjouit-elle.

Entre opportunité économique et exclusion sociale

Si la période estivale offre une belle opportunité économique à de nombreuses femmes, elle soulève aussi des questions d’accessibilité. L’absence de régulation tarifaire alimente le sentiment d’exclusion de certaines familles locales, contraintes de revoir leurs habitudes de loisir.

En attendant une éventuelle harmonisation des prix, les vendeuses profitent pleinement de la saison pour gonfler leur chiffre d’affaires, pendant que les vacanciers jonglent entre plaisir et budget.

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