Valse diplomatique à Washington : cinq présidents africains courtisés par Donald Trump
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C’est une danse bien rodée de la diplomatie internationale : celle où l’Afrique est invitée, écoutée, applaudie… mais rarement véritablement choisie comme partenaire égal. Cette semaine, cinq chefs d’État africains ceux du Gabon, de la Guinée-Bissau, du Liberia, de la Mauritanie et du Sénégal ont été reçus à la Maison Blanche par Donald Trump. En jeu : investissements, sécurité régionale, migrations… et surtout, positionnement stratégique face à la Chine.
L’événement n’était pas anodin. Alors que l’attention internationale se concentre sur le conflit au Proche-Orient et les élections aux États-Unis d’Amérique, le président Trump semble vouloir réactiver le canal africain : non par amour du continent, mais parce que l’Afrique est redevenue une pièce maîtresse sur l’échiquier mondial.
Les États invités partagent plusieurs points : ressources naturelles stratégiques, accès maritime, stabilité relative, et coopération sécuritaire. Washington cherche visiblement à s’ancrer dans une Afrique qu’il voit de plus en plus disputée par la Chine, la Russie et la Turquie.
Officiellement, les discussions ont porté sur trois axes :
- Le commerce et l’investissement, via des projets d’infrastructure et des engagements dans l’agriculture ou l’énergie.
- La lutte contre le terrorisme, notamment dans la zone sahélo-saharienne et le Golfe de Guinée.
- Et un point plus sensible : la politique migratoire, avec en toile de fond la question du renvoi de migrants ou de leur rétention en Afrique.
Mais si les annonces sont habillées d’un langage de partenariat, les observateurs africains restent prudents : derrière chaque promesse, quelles conditions tacites ? Quels intérêts défendus ?
Les présidents africains, pour leur part, sont venus chercher des soutiens économiques, mais aussi un renforcement diplomatique dans un monde devenu instable. Dans une séquence politique où plusieurs d’entre eux sont en quête de légitimité ou de financements, la Maison Blanche représente un levier mais à double tranchant.
Ce type de rencontre, en dehors des cadres multilatéraux comme l’Union africaine, alimente aussi les critiques sur l’absence d’une voix africaine unie dans la négociation internationale.
📣 Ce que dit cette “valse” sur le rapport Nord-Sud
Ce ballet diplomatique révèle un fait dur : l’Afrique reste courtisée, mais rarement respectée dans sa parole collective. Les grandes puissances ne veulent pas tant l’écouter que la positionner – selon leurs urgences, leurs peurs, leurs calculs.
Mais cette réalité peut aussi devenir un levier, si les dirigeants africains savent s’appuyer les uns sur les autres, construire des alliances sud-sud solides, et faire valoir leur souveraineté avec clarté.

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