Venezuela : colère sociale à Caracas face à un salaire minimum quasi nul
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La tension sociale monte au Venezuela. Jeudi 9 avril, des manifestants ont été dispersés à coups de gaz lacrymogènes par la police devant le palais présidentiel de Miraflores, à Caracas, alors qu’ils réclamaient une hausse urgente des salaires.
Des protestations contre un revenu devenu symbolique
Selon plusieurs témoignages, les protestataires dénoncent l’effondrement du pouvoir d’achat et accusent le gouvernement de ne pas tenir ses promesses.
Une manifestante résume la frustration générale :
« Il y en a de l’argent, l’argent du pétrole… Elle a menti ! »
Le mécontentement repose sur une réalité économique frappante : le salaire minimum mensuel ne représenterait aujourd’hui qu’environ 0,27 dollar, soit à peine 130 bolivars.
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Un pays frappé par l’inflation et la crise économique
Depuis des années, le salaire minimum vénézuélien a été laminé par l’hyperinflation et la dévaluation monétaire. Il reste inférieur à quelques dollars mensuels depuis 2020, malgré des ajustements ponctuels et des primes gouvernementales destinées à compenser la chute du pouvoir d’achat.
Cette situation alimente une colère sociale persistante, d’autant que les autorités avaient récemment laissé espérer une hausse du revenu de base.
Une promesse qui ravive les attentes
La vice-présidente Delcy Rodríguez avait en effet annoncé à la télévision publique une augmentation prochaine du salaire minimum. Cette annonce intervient alors que le malaise social grandit et que les autorités reconnaissent la nécessité d’améliorer les conditions de vie.
Mais pour de nombreux Vénézuéliens, ces promesses tardent à se traduire dans la réalité.
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Une pression sociale qui pourrait s’intensifier
Ces manifestations témoignent d’une pression croissante sur le gouvernement. Entre inflation persistante, salaires dérisoires et attentes déçues, la question du pouvoir d’achat reste aujourd’hui l’un des principaux foyers de tension dans le pays.
Affaire à suivre.
Par Gil-christ DJOSSOU.

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