Venezuela : l’opération militaire américaine fragilise un peu plus l’autorité de l’ONU
Votre Pub ici !

L’opération militaire menée par les États-Unis sur le sol vénézuélien continue de susciter de vives réactions à l’échelle internationale. Au-delà du cas vénézuélien, cette intervention relance le débat sur l’affaiblissement du système multilatéral et sur la capacité de l’Organisation des Nations unies à faire respecter le droit international.
Quand une grande puissance militaire intervient sans mandat explicite de l’ONU, ce n’est pas seulement un État qui vacille. C’est tout l’édifice du multilatéralisme contemporain qui se trouve mis à l’épreuve.
L’intervention militaire américaine au Venezuela, justifiée par Washington au nom de la sécurité régionale et de la lutte contre des activités jugées illicites par ses autorités, a ravivé de profondes inquiétudes au sein de la communauté internationale. Plusieurs États et observateurs estiment que cette opération s’est déroulée en marge des mécanismes classiques de régulation internationale.
À lire aussi : Iran : la répression et la surveillance des réseaux sociaux s’intensifient face aux manifestations
Au cœur des critiques figure l’Organisation des Nations unies. Créée pour prévenir les conflits armés et encadrer l’usage de la force, l’ONU apparaît une fois de plus marginalisée dans une crise majeure. Aucun mandat clair du Conseil de sécurité n’a été délivré pour encadrer l’opération, renforçant l’idée d’un système international dominé par des rapports de force asymétriques.
Cette situation met en lumière les limites structurelles de l’institution onusienne. Le droit de veto détenu par les grandes puissances, les divisions géopolitiques internes et l’absence de mécanismes coercitifs efficaces réduisent la capacité de l’ONU à agir lorsque ses membres les plus influents sont directement impliqués.
Pour plusieurs analystes, le cas vénézuélien s’inscrit dans une tendance plus large : celle d’un affaiblissement progressif du multilatéralisme au profit d’actions unilatérales. Une dynamique qui menace la crédibilité des règles internationales, notamment dans les pays du Sud, où l’ONU est souvent perçue comme un rempart symbolique face aux ingérences extérieures.
À lire aussi : Guinée : la Cour suprême confirme la victoire de Mamadi Doumbouya à la présidentielle
Au-delà de ses conséquences immédiates sur le Venezuela, l’opération militaire américaine pose une question centrale : l’ONU est-elle encore en mesure de réguler l’usage de la force dans un monde multipolaire ? Tant que les grandes puissances continueront d’agir hors de son cadre, l’institution risque de voir son autorité s’éroder davantage, au détriment de la stabilité internationale.
Pour toute publication, dénonciation ou témoignage, contactez Dunia News à : info@dunia-news.com ou via WhatsApp au +19516189300
Dunia News – La voix de ceux qu’on n’entend pas
Celine Dou













