Venezuela : Quand le pétrole devient prétexte à l’ingérence internationale

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Venezuela : Quand le pétrole devient prétexte à l’ingérence internationale

Sous les discours sur la démocratie et les droits humains, une autre réalité se dessine au Venezuela : celle d’une politique de prédation assumée, où le pétrole dicte les interventions et où la souveraineté nationale est mise à rude épreuve. L’ingérence de l’ancien président américain Donald Trump dans la crise vénézuélienne illustre ce phénomène, mêlant force, intimidation et intérêts économiques.
Derrière les déclarations sur la liberté et la démocratie se cache une stratégie brutale : le Venezuela, possédant l’une des plus importantes réserves pétrolières au monde, devient une cible stratégique pour les puissances étrangères. Cette logique rappelle les temps anciens où la loi du plus fort prévalait, dictant les relations internationales au gré des intérêts économiques et géopolitiques.

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Sous couvert de protection d’un peuple, les sanctions économiques et les menaces contre le gouvernement vénézuélien ne sont pas des actes de diplomatie responsable, mais des instruments de pression et de domination. Comme le rappelle l’histoire récente – de l’Irak à la Libye – chaque pays riche en ressources stratégiques qui refuse de céder aux pressions extérieures devient rapidement un “problème international”.
Cette approche comporte des risques considérables. Elle intensifie les tensions, légitime l’ingérence et menace la stabilité régionale, avec comme premières victimes les populations civiles. Plus inquiétant encore, le mépris pour le multilatéralisme et le droit international installe une norme dangereuse : celle où une grande puissance s’arroge le droit de choisir qui gouverne et qui doit céder ses ressources.
Si le Venezuela est aujourd’hui visé, d’autres nations riches en pétrole, gaz ou minerais stratégiques pourraient être les prochaines. La communauté internationale doit prendre conscience que tolérer cette logique, c’est ouvrir la voie à des interventions arbitraires motivées non par la protection des peuples, mais par des intérêts économiques et électoraux.

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Il est urgent d’alerter l’opinion mondiale : la paix ne se construit ni par la menace ni par le pillage, mais par le dialogue, le respect des souverainetés et la justice internationale. Lorsque la force devient doctrine et le pétrole prétexte, la démocratie se réduit à un alibi. Refuser cette logique, c’est défendre le Venezuela, mais aussi l’avenir de l’ordre international.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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