Vie chère post-électorale : comment l’instabilité affecte les marchés et les ménages camerounais

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Vie chère post-électorale : comment l’instabilité affecte les marchés et les ménages camerounais

Depuis la fin de l’élection présidentielle de 2025, les marchés camerounais enregistrent une hausse généralisée des prix. Viandes, légumes, céréales et huiles voient leur coût s’envoler, fragilisant des ménages déjà confrontés à un pouvoir d’achat limité. Cette situation traduit une tension économique qui dépasse le simple phénomène de marché et trouve ses racines dans l’instabilité post-électorale.

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Inflation et perturbations logistiques

Selon l’économiste Dr OMBÉ ONANA Marc, interrogé par nos confrères de Laura Dave media :

« La vie chère que subissent les Camerounais aujourd’hui n’est pas seulement le résultat de l’offre et de la demande. Elle découle de l’instabilité et des dysfonctionnements économiques post-électoraux. Les conflits et tensions perturbent les chaînes d’approvisionnement. Dans ces conditions, le prix se fixe en fonction des risques encourus par les fournisseurs. »

Les livraisons en provenance du Grand-Nord, de l’Adamaoua ou de l’Est sont ralenties, voire stoppées, limitant l’accès aux produits frais dans les grandes villes comme Yaoundé et Douala. Cette rupture dans la chaîne logistique provoque une pénurie progressive et renforce la pression sur les prix.

Un Nord résilient mais tourné vers le régional

Pourtant, le commerce dans le Nord continue de fonctionner grâce à un réseau de 250 à 300 millions de consommateurs répartis entre le Cameroun, le Nigeria et le Tchad.
Un acteur local explique :

« Quand les produits ne peuvent plus descendre vers le Centre ou le Littoral, ils partent au Nigeria. Le commerce ne s’arrête pas, il se déplace. »

Si cette résilience régionale soutient l’activité économique, elle accentue néanmoins le déséquilibre dans l’approvisionnement interne, pénalisant les populations urbaines camerounaises.

Des solutions pour limiter la crise

Pour l’économiste OMBÉ, la priorité est de sécuriser les chaînes d’approvisionnement :

  • garantir la fluidité des transports et la sécurité des axes routiers,
  • coordonner l’action entre le gouvernement et les acteurs économiques,
  • anticiper les retards pour stabiliser le marché et limiter les pertes.

Selon lui, réhabiliter la logistique est essentiel pour restaurer un approvisionnement régulier et maîtriser la flambée des prix.

Un enjeu social majeur

Pour de nombreux Camerounais, cette hausse des prix ne relève plus de la politique : elle touche directement la survie quotidienne.
Chaque augmentation pèse sur les budgets familiaux, réduisant les marges de manœuvre pour les dépenses essentielles. L’attente est désormais claire : des mesures concrètes et rapides pour stabiliser les marchés et protéger les ménages.

Celine Dou

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