VIH et responsabilité : quand l’intention devient un crime

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VIH et responsabilité : quand l’intention devient un crime

Au Sénégal, une affaire judiciaire récente rappelle avec force que la santé d’autrui n’est pas un sujet à prendre à la légère. Douze personnes ont été déférées devant le Tribunal de grande instance hors classe de Pikine-Guédiawaye, sous escorte du GIGN. Elles sont soupçonnées d’avoir volontairement transmis le VIH à leurs partenaires sexuels. Un acte grave, qui n’interroge pas seulement la loi, mais aussi notre conscience collective.

Selon l’enquête, ces individus utilisaient WhatsApp et des sites de rencontres pour entrer en contact avec d’autres hommes, avant d’avoir des rapports sexuels non protégés, en connaissance de leur statut sérologique. Ce comportement, insiste le journaliste judiciaire Daouda Mine, constitue « un élément aggravant ». La loi ne réprime pas seulement la transmission de la maladie ; elle sanctionne l’intention de nuire. Et c’est là que réside la gravité de ces faits.

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Le Code pénal sénégalais, à travers ses articles 5 et 36, est clair : quiconque transmet volontairement le VIH avec l’intention de nuire s’expose à des peines sévères. Comme le souligne Daouda Mine, « ce que sanctionne la loi, c’est l’intention de nuire à autrui par la contamination ». Cette précision est cruciale. Elle montre que la responsabilité morale et juridique ne se limite pas aux conséquences, mais s’attache également à la conscience et au choix de l’acte.

Mais cette affaire dépasse le cadre juridique. Elle soulève une question éthique et sociale essentielle. Dans un monde où les technologies facilitent les contacts et les rencontres, chaque individu porte une responsabilité morale envers les autres. La prévention sanitaire n’est pas seulement un impératif médical : elle est un devoir envers la famille, la communauté et la société dans son ensemble. La conscience civique et la vigilance individuelle sont nos meilleurs remparts contre la propagation de maladies graves comme le VIH.

Aux Sénégalais, je lance un appel : la négligence ou la malveillance dans ce domaine peut détruire des vies. La protection de la santé d’autrui est une responsabilité collective. Chaque décision que nous prenons, chaque acte que nous posons, a un impact direct sur ceux qui nous entourent. Nous devons agir avec discernement, prudence et respect.

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Cette affaire rappelle aussi que la loi et la morale convergent. L’intention fait la loi, mais elle est aussi un reflet de notre humanité. Ne jamais nuire volontairement à autrui est non seulement un impératif légal, mais aussi un impératif moral et spirituel. La société entière est concernée. Et il nous appartient à tous de rappeler, à chaque instant, que la protection de la vie et de la dignité humaine n’est pas négociable.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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