Violences policières en France : le témoignage accablant d’un officier brise le silence

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Violences policières en France : le témoignage accablant d’un officier brise le silence

En France, la parole d’un policier vient raviver un débat aussi sensible que persistant : celui des violences policières et du silence institutionnel qui les entoure. Jean-Marc Cantais, officier de police et lanceur d’alerte, a livré un témoignage saisissant lors d’une tribune organisée par La France insoumise (LFI), mettant en cause des pratiques abusives et les représailles subies par ceux qui osent les dénoncer.

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Relayée par la députée Nadège Abomangoli, cette intervention, rapportée par l’agence Anadolu, décrit un climat de brutalité et de pressions hiérarchiques observé par l’officier dès son affectation au commissariat de Pau en 2013. Selon son récit, plusieurs scènes de violences l’ont profondément marqué : l’agression d’un homme en état d’ivresse lors d’un transport sanitaire, des coups portés au visage et au bassin d’un adolescent menotté, ou encore l’interpellation d’une femme dont la photo aurait été diffusée sur WhatsApp, en violation flagrante de sa dignité.
Face à ces dérives, Jean-Marc Cantais affirme avoir tenté d’alerter sa hiérarchie. En retour, il dit avoir reçu des consignes claires visant à étouffer toute contestation et à « rester à sa place ». L’officier évoque alors une série de sanctions informelles : mise au placard, blocage de carrière et refus de la protection fonctionnelle pourtant prévue pour les agents menacés dans l’exercice de leurs fonctions.
Malgré une relaxe judiciaire prononcée en 2020, reconnaissant la réalité des violences qu’il avait dénoncées, sa situation professionnelle et personnelle s’est progressivement détériorée. Placé en disponibilité d’office pour raisons de santé, Jean-Marc Cantais explique avoir connu une précarité financière importante, conséquence directe de son engagement à faire éclater la vérité.
Pour Nadège Abomangoli, vice-présidente de l’Assemblée nationale, ce témoignage illustre l’existence d’une véritable loi du silence au sein de certaines structures policières. Elle résume cette logique par une phrase rapportée par l’officier lui-même, d’une brutalité glaçante : « Soit tu fermes ta gueule, soit tu fermes ta gueule ».

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Cette prise de parole intervient dans un contexte où la question de la déontologie des forces de l’ordre demeure au cœur du débat public en France. Entre exigences de sécurité et respect des droits fondamentaux, le récit de Jean-Marc Cantais relance la réflexion sur la protection des lanceurs d’alerte et la nécessité d’une transparence accrue au sein des institutions chargées de faire respecter la loi.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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