Washington appuie la levée des sanctions contre la Syrie : vers un nouvel espoir pour Damas

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Washington appuie la levée des sanctions contre la Syrie : vers un nouvel espoir pour Damas

Les États-Unis ont officiellement annoncé, ce vendredi, leur soutien à l’abrogation de la loi César, qui imposait depuis 2019 de lourdes sanctions économiques à la Syrie. Cette décision marque un tournant majeur dans la politique américaine au Moyen-Orient, traduisant une volonté de « donner au peuple syrien une chance pour un avenir meilleur », selon les termes d’un porte-parole du Département d’État cités par l’agence Anadolu.

Un changement d’orientation diplomatique

L’administration américaine a demandé au Congrès d’intégrer la levée de la loi César dans le projet de loi sur l’autorisation de la défense nationale (NDAA), actuellement en discussion. Selon Washington, cette évolution n’affaiblit pas la lutte contre le terrorisme, notamment contre l’État islamique, mais vise plutôt à encourager la stabilité et la reconstruction d’un pays meurtri par plus de quatorze années de guerre civile.

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« La fin de ces sanctions offrira au peuple syrien une chance pour un avenir meilleur », a souligné le porte-parole, précisant que les États-Unis « accueillent favorablement les investissements régionaux contribuant à un avenir pacifique pour la Syrie ».

Un revirement initié sous Trump

Cette position s’inscrit dans la continuité d’une orientation amorcée en mai 2025 par l’ancien président Donald Trump, à la suite d’une rencontre avec le nouveau président syrien, Ahmad al-Charaa, en Arabie saoudite. À l’époque, Trump avait qualifié la loi César de « brutale et paralysante », estimant que sa levée permettrait à la Syrie de « retrouver sa grandeur ».

Le 30 juin, un décret présidentiel avait déjà levé plusieurs restrictions économiques, bien que le cadre juridique de la loi César restât en vigueur.

La Syrie en quête de renaissance

Pour le gouvernement de transition dirigé par Ahmad al-Charaa, la levée totale des sanctions est essentielle à la reconstruction nationale. Depuis la chute du régime de Bachar al-Assad, réfugié en Russie le 8 décembre 2024, la Syrie tente de se relever d’un conflit qui a causé la mort de centaines de milliers de personnes et la destruction d’une grande partie de ses infrastructures.

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La fin du pouvoir du parti Baas, en place depuis 1963, a ouvert une nouvelle ère. Cependant, les défis demeurent considérables : relancer l’économie, reconstruire les villes, et rétablir la confiance d’une population traumatisée.

Vers un nouvel équilibre régional

Cette décision américaine pourrait également redessiner les équilibres géopolitiques dans la région. Plusieurs partenaires arabes, dont les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, avaient déjà plaidé pour une normalisation progressive avec Damas. La levée des sanctions pourrait ainsi accélérer les investissements dans les infrastructures et les secteurs énergétiques syriens.

En soutenant la fin de la loi César, Washington envoie donc un signal fort : celui d’une diplomatie plus pragmatique, misant sur la reconstruction plutôt que sur l’isolement.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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