Washington et Caracas : les dessous d’une guerre secrète menée par la CIA sous Trump

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Washington et Caracas : les dessous d’une guerre secrète menée par la CIA sous Trump

Selon une enquête du New York Times relayée par l’agence Anadolu, l’administration de Donald Trump aurait autorisé la CIA à conduire des opérations clandestines contre le gouvernement vénézuélien de Nicolás Maduro. Ce feu vert, donné sous la forme d’un « presidential finding », visait à déstabiliser, voire renverser, le régime chaviste en place à Caracas.

Une directive confidentielle aux contours dangereux

D’après les sources citées par le quotidien américain, cette directive présidentielle accordait à la CIA une large marge de manœuvre, incluant la possibilité d’intervenir de manière autonome ou en coordination avec une action militaire dans la région des Caraïbes. Bien que les détails des missions menées restent flous, certaines auraient pu impliquer des opérations dites « létales ».

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Cette révélation s’inscrit dans un contexte de tension accrue entre Washington et Caracas, marqué par une série de sanctions économiques et diplomatiques imposées par les États-Unis depuis 2017.

Des préparatifs militaires dans la région

À l’époque, près de 10 000 soldats américains étaient déployés dans la zone caribéenne, notamment à Porto Rico, soutenus par plusieurs navires de guerre et un sous-marin nucléaire. Des plans d’éventuelles frappes ciblant le territoire vénézuélien auraient également été étudiés par le Pentagone.

Selon certaines sources militaires, une opération navale américaine aurait effectivement eu lieu dans les Caraïbes au cours des deux derniers mois, visant un navire en provenance de Colombie transportant des ressortissants colombiens.

Trump esquive les questions sur un possible assassinat

Interrogé dans le Bureau ovale sur une éventuelle autorisation donnée à la CIA pour éliminer Nicolás Maduro, Donald Trump a refusé de répondre directement :

« Je ne veux pas répondre à une question comme celle-là. C’est une question ridicule qu’on me pose », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que « le Venezuela sent la pression, et beaucoup d’autres pays aussi ».

L’ancien président républicain justifiait cette pression en accusant Caracas d’avoir « vidé ses prisons et ses hôpitaux psychiatriques vers les États-Unis » et de participer activement au trafic de drogue vers le territoire américain. « Ils étaient sales et brutaux », affirmait-il, promettant de stopper l’afflux de stupéfiants par voie maritime et terrestre.

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Entre espionnage et géopolitique

Ces révélations ravivent les tensions diplomatiques entre les deux pays et soulèvent des questions sur les limites des interventions américaines dans les affaires internes d’autres États souverains. Plusieurs analystes estiment que cette politique d’ingérence, loin d’affaiblir le régime de Maduro, a plutôt renforcé son discours anti-impérialiste et consolidé son pouvoir intérieur.

Pour le politologue américain Michael Shifter (Inter-American Dialogue, 2022, p. 193),

« chaque fois que Washington recourt à la force ou à la manipulation secrète en Amérique latine, il offre à ses adversaires un argument puissant pour dénoncer l’hégémonie américaine. »

Alors que la Maison-Blanche actuelle tente de redéfinir ses relations avec Caracas, ce pan d’histoire révèle combien la frontière entre diplomatie et subversion reste fragile dans la politique étrangère américaine.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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