Washington renoue avec les régimes militaires du Sahel par une diplomatie axée sur les ressources minières
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✍️Rédigé par Gil-christ DJOSSOU, journaliste rédacteur pour DUNIA NEW’S TV.
25 août 2025
Bamako, Mali
Les États-Unis ont amorcé un virage stratégique dans leur politique africaine, en rétablissant des liens diplomatiques avec les régimes militaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger, réunis au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Après avoir suspendu une grande partie de leur aide au développement entre 2020 et 2023 à la suite des coups d’État successifs, Washington mise désormais sur une diplomatie commerciale centrée sur l’accès aux ressources minières en contrepartie d’un appui sécuritaire contre les groupes jihadistes.
Depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, l’administration américaine a adopté une posture pragmatique: « Du commerce, pas de l’aide », selon les mots de Troy Fitrell, haut responsable du Département d’État pour les affaires africaines, lors d’une conférence à Abidjan en mai dernier. Cette approche vise à favoriser les investissements américains dans les secteurs stratégiques, notamment l’or, le lithium et l’uranium, tout en proposant une assistance militaire ciblée.
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Plusieurs hauts responsables américains se sont rendus récemment à Bamako, Ouagadougou et Niamey. Parmi eux, Rudolph Atallah, directeur adjoint principal chargé de la lutte contre le terrorisme à la Maison-Blanche, a proposé une coopération renforcée pour « éliminer les chefs des groupes jihadistes » en échange d’un accès privilégié aux ressources minières. William B. Stevens, sous-secrétaire d’État adjoint pour l’Afrique de l’Ouest, a également évoqué la possibilité d’investissements privés américains dans les infrastructures et l’industrie extractive.
Ce changement de cap est salué par les autorités militaires sahéliennes, qui revendiquent une politique souverainiste et cherchent à diversifier leurs partenariats internationaux. Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a parlé d’une « convergence de vues » avec Washington sur la valorisation des richesses nationales.
Alors que la France a été progressivement évincée de la région avec la fin de l’opération Barkhane et la fermeture de ses bases militaires, les États-Unis cherchent à combler le vide stratégique laissé par leur ancien allié. Cette recomposition géopolitique ouvre la voie à une concurrence accrue entre Washington, Moscou et Pékin pour l’influence au Sahel.
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