Washington-Téhéran : les États-Unis assouplissent leur position sur le programme balistique iranien
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Depuis le début du conflit à la fin février, des canaux de communication indirects se sont ouverts entre Washington et Téhéran, malgré une guerre qui semble s’intensifier. Alors que le président américain Donald Trump évoque publiquement des discussions « productives », les réalités sur le terrain révèlent une impasse diplomatique persistante.
Selon Al Jazeera, l’Égypte, la Turquie et le Pakistan ont facilité des échanges discrets entre officiels américains et iraniens. Publiquement, Téhéran dément toute avancée, qualifiant les propos de Donald Trump de tentative de manipulation des marchés pétroliers.
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Militairement, Washington et Tel-Aviv affirment avoir considérablement affaibli l’arsenal iranien, le Pentagone estimant avoir détruit 90 % des missiles du pays. Pourtant, l’Iran poursuit une politique de dissuasion stricte, en frappant notamment le principal site gazier du Qatar et en répliquant aux attaques israéliennes sur Natanz, causant plus de 180 blessés.
Dans ce contexte, la position américaine évolue. D’après une source diplomatique, Washington propose désormais que l’Iran conserve un stock limité de 1 000 missiles à moyenne portée, contre l’exigence historique d’un démantèlement total. Sur le nucléaire, Donald Trump réclame l’abandon de 400 kg d’uranium enrichi, bien que les officiels iraniens affirment que ce stock a été détruit lors des frappes.
La structure des négociations iraniennes a elle aussi été bouleversée par l’élimination de hauts responsables comme Ali Larijani. Mohammad Bagher Zolghadr, récemment nommé secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, incarne une ligne dure, préparant le pays à un affrontement prolongé.
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La pression militaire américaine continue de croître. Des milliers de Marines et un navire d’assaut amphibie, dont l’USS Tripoli, ont été déployés au Moyen-Orient, tandis que le président Trump ne ferme pas la porte à une opération terrestre ciblant l’île stratégique de Kharg.
Pour la communauté internationale et les pays du Golfe, l’idée d’un contrôle iranien durable sur le détroit d’Ormuz reste inacceptable. Selon le professeur Abdulkhaleq Abdulla, face au refus probable de Téhéran de céder ce corridor stratégique, une intervention militaire reste l’une des options envisagées.
Par imam chroniqueur
Babacar Diop













