Yémen : Le Conseil de sécurité prolonge d’un an le régime de sanctions malgré les réserves de Moscou et Pékin
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Le Conseil de sécurité de l’ONU a voté, vendredi, à une très large majorité, le renouvellement pour une année supplémentaire du régime de sanctions imposé au Yémen. La résolution — adoptée par 13 voix pour et deux abstentions de la Russie et de la Chine — maintient les restrictions financières et les interdictions de déplacement visant certaines personnalités yéménites jusqu’au 14 novembre 2026.
Le texte reconduit également le mandat du Groupe d’experts sur le Yémen, chargé de surveiller les violations, jusqu’au 15 décembre 2026. La résolution a été présentée par le Royaume-Uni, qui s’est félicité de ce renouvellement.
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Londres met en avant la lutte contre les violations de l’embargo
Le chargé d’affaires britannique, James Kariuki, a salué une décision permettant, selon lui, de renforcer « la capacité du Conseil à surveiller et à dissuader les violations de l’embargo sur les armes ».
D’après lui, cette reconduction contribuera à « limiter la capacité des Houthis à déstabiliser le Yémen » tout en préservant la situation humanitaire déjà fragile du pays.
Pékin dénonce une tentative d’imposer des inspections maritimes
Pour la Chine, qui s’est abstenue, certaines dispositions proposées tardivement par Londres posent problème. Le vice-ambassadeur chinois Geng Shuang a pointé du doigt une tentative d’introduire une interdiction maritime, laquelle obligerait les États membres à inspecter des navires traversant la mer Rouge et les zones voisines.
Il a qualifié cette mesure d’« arbitraire », affirmant qu’elle affecterait « la liberté de navigation, le commerce maritime international et les droits des États à mener des échanges commerciaux conformément au droit international ».
Moscou fustige une résolution “déséquilibrée” et “politisée”
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La Russie, également abstentionniste, a jugé la résolution biaisée.
La représentante adjointe russe, Anna Evstigneeva, a dénoncé « un texte déséquilibré, partial et hautement politisé », regrettant que certains États « utilisent le régime de sanctions à des fins politiques étroites ».
Elle a par ailleurs insisté sur la nécessité d’inclure davantage les acteurs régionaux — Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Iran et Oman — dans toute démarche visant à stabiliser le pays.
Un conflit qui continue de dévaster la population
Plongé dans la guerre depuis 2014, le Yémen reste l’une des crises humanitaires les plus graves au monde. Les rebelles houthis, soutenus par l’Iran, contrôlent une large partie du territoire, dont la capitale Sanaa.
L’intervention en 2015 d’une coalition militaire menée par l’Arabie Saoudite a encore intensifié les combats.
Selon l’ONU, des dizaines de milliers de personnes ont perdu la vie, et près de 14 millions de Yéménites sont au bord de la famine.
imam chroniqueur
Babacar Diop













