‎ YÔ WLÊ Festival / Bonoua : la danse comme outil de résilience communautaire‎‎

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‎ YÔ WLÊ Festival / Bonoua : la danse comme outil de résilience communautaire‎‎

Lors de l’émission “BLM Académie” sur la radio BLM ( 100.6 FM ) du lundi 28 juillet 2025 animée par Émile Soro et Zon Modou, l’initiatrice du YÔ WLÊ Festival, Loulou Vero s’est livrée avec passion sur les coulisses, les ambitions et la portée de ce nouvel événement culturel ivoirien.‎‎

Tout est parti d’un silence , un silence dansé. Celui laissé par la crise post-électorale de 2010-2011 qui a freiné l’élan des activités chorégraphiques à Bonoua.

Ancienne danseuse formée à l’international, la fondatrice du YÔ WLÊ Festival a ressenti l’appel intérieur de raviver la flamme.

« Je suis revenue au pays, je l’ai senti, c’était le moment de relancer ce que nous avons perdu », confie-t-elle dans les studios de la Radio BLM.

Pour cette première édition prévue le samedi 2 août 2025 au foyer des jeunes de Bonoua, le thème choisi Rythmes de Résilience se veut un pont entre passé et avenir. Il célèbre l’art comme moteur de guérison et de cohésion.

« Nous avons connu des moments difficiles ici, notamment lors de la crise post-électorale. La danse peut rassembler, rappeler nos valeurs, nos traditions, et apaiser les tensions à l’approche des élections », explique-t-elle.‎‎

Pourquoi Bonoua ? ‎‎ « C’est ma ville. J’y suis née, j’ai grandi ici. Il était essentiel pour moi de commencer là où tout a commencé. »

Une évidence donc, mais aussi un hommage à la cité des ananas, durement touchée par les conflits passés.‎‎Objectifs : Sensibiliser, former, professionnaliser

‎‎À court terme, le festival vise à toucher plus de 1000 personnes à travers des ateliers de danse, des panels, des spectacles.

À moyen terme, il s’agira d’étendre la participation de 20 % chaque année, nouer des partenariats solides, offrir des formations variées (danse traditionnelle, urbaine, contemporaine), et accompagner les jeunes vers une professionnalisation.‎

À long terme, le rêve est clair : inscrire YÔ WLÊ Festival dans le calendrier culturel national et initier des projets pour les jeunes filles vulnérables, les enfants défavorisés et les orphelinats.

‎‎Mobilisation malgré les difficultés‎‎Malgré des moyens financiers très limités, l’initiatrice a su capitaliser sur son réseau professionnel, sa crédibilité dans le milieu et son appartenance à la Fédération des danseurs de Côte d’Ivoire.

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« Je suis allée vers les chefs, vers les artistes que je connais, j’ai lancé une campagne de communication et les confirmations sont arrivées », explique-t-elle.‎‎

Une vitrine du patrimoine ivoirien‎‎Le YÔ WLÊ Festival ambitionne aussi de faire rayonner les danses traditionnelles ivoiriennes et de promouvoir les échanges culturels entre les régions et au-delà des frontières.

À terme, il pourrait devenir un véritable levier touristique pour la ville de Bonoua, tout en jouant un rôle pédagogique dans la transmission des savoirs.‎‎

‎‎Fidèle à sa vision, l’organisatrice a confirmé lors de BLM Académie que le festival reviendra chaque année à Bonoua. Une manière de bâtir une tradition forte, inscrite dans le cœur des habitants et dans l’agenda culturel ivoirien.‎‎‎

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