Zelensky confiant : « Trump n’a pas dit non » à la livraison de missiles Tomahawk à l’Ukraine
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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky nourrit l’espoir de voir les États-Unis autoriser l’envoi de missiles de croisière Tomahawk à Kiev. Dans un entretien accordé à NBC News et relayé par l’agence Anadolu, le dirigeant a affirmé que son récent face-à-face avec le président américain Donald Trump à Washington avait ouvert une nouvelle fenêtre diplomatique.
« C’est bien que le président Trump n’ait pas dit non, mais pour l’instant, il n’a pas dit oui non plus », a confié Zelensky, soulignant que le dialogue reste « ouvert et constructif ».
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La rencontre à la Maison-Blanche, qualifiée de « très cordiale » par Donald Trump, a porté sur les questions essentielles de défense, notamment les besoins de l’Ukraine en systèmes de longue portée. Les missiles Tomahawk, capables d’atteindre des cibles à plus de 1 500 kilomètres, offriraient à Kiev une capacité de frappe en profondeur sur le territoire russe — un atout stratégique que Moscou considère comme une ligne rouge.
Zelensky a également commenté un éventuel changement de ton de l’ancien président américain après un échange téléphonique avec Vladimir Poutine : « Je pense que Poutine a peur que les États-Unis nous livrent des Tomahawk. Et je crois qu’il craint réellement que nous les utilisions », a-t-il déclaré, qualifiant le dossier de « très sensible pour les Russes ».
De son côté, le président russe a mis en garde Washington : toute livraison de ce type d’armement, selon lui, détruirait les relations russo-américaines et pourrait ouvrir une nouvelle phase d’escalade.
Entre prudence stratégique et test diplomatique
Les analystes voient dans cette déclaration de Zelensky un message double : une manière de maintenir la pression diplomatique sur les États-Unis, tout en rassurant l’opinion ukrainienne.
Selon le politologue américain Michael O’Hanlon (Brookings Institution, « The Science of War », p. 213), « les Tomahawk représentent plus qu’une arme : ils symbolisent un engagement stratégique. En dire oui, c’est s’impliquer directement dans la capacité offensive de Kiev ».
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Du côté européen, plusieurs chancelleries redoutent que la livraison de ces missiles ne provoque une réaction en chaîne. Le géopoliticien français Pascal Boniface rappelle dans « Géopolitique de l’émotion » (Éditions Eyrolles, p. 164) que « l’équilibre des puissances repose sur la perception de la menace. En la modifiant, on modifie le comportement des acteurs ».
Pour l’heure, Donald Trump semble vouloir ménager les deux camps — Kiev et Moscou — tout en observant les réactions internationales. La balle est donc toujours dans le camp américain, tandis que Zelensky, lui, mise sur la diplomatie de la persévérance.
imam chroniqueur
Babacar Diop













