🟥 RDC – Carnage dans une église en Ituri : 43 civils massacrés, les ADF dans le viseur
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✍️ Par Babacar SOW, chroniqueur à Dunia News
Komanda, Ituri – RDC. Une fois encore, l’horreur a frappé l’est de la République démocratique du Congo. Dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 juillet 2025, au moins 43 civils ont été tués dans une église catholique de Komanda, dans la province de l’Ituri. L’attaque, attribuée aux Forces démocratiques alliées (ADF), groupe armé affilié à l’État islamique, a transformé un lieu de prière en champ de mort.
🔺 Une attaque ciblée, des victimes sans défense
Le bilan provisoire établi par la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC (Monusco) fait état de 19 femmes, 15 hommes et 9 enfants assassinés. L’assaut, survenu à la paroisse Bienheureuse Anuarite, a surpris plusieurs dizaines de fidèles en pleine veillée. Certains ont été abattus à la machette, d’autres kidnappés selon des témoignages recueillis localement.
🎙️ « Ces attaques ciblées contre des civils sans défense, notamment dans des lieux de culte, sont non seulement révoltantes mais aussi contraires à toutes les normes du droit de l’homme et du droit international humanitaire », a dénoncé Vivian van de Perre, représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU en RDC.
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🔎 Les ADF : une terreur enracinée dans l’est congolais
À l’origine, un mouvement rebelle ougandais né dans les années 1990, les ADF sont aujourd’hui l’un des groupes les plus redoutés de la région. Leur allégeance en 2019 à l’État islamique (sous la bannière de l’ISCAP – Province d’Afrique centrale) a marqué un tournant dans leur stratégie : plus d’attaques, plus de morts, plus de silence brisé.
Komanda, située à la croisée des provinces de la Tshopo, du Nord-Kivu et du Maniema, est depuis longtemps une zone de tensions, un nœud d’ombres où s’entremêlent insécurité, trafics et violences.
📍 Des cris, des prières, puis le sang
Selon les récits de survivants du quartier Umoja, des coups de feu ont éclaté aux environs de 21h (heure locale). L’assaut fut bref mais d’une violence inouïe. L’abbé Aimé Lokana Dhego, curé de la paroisse ciblée, a confié que la plupart des victimes appartenaient au mouvement Croisade eucharistique.
« Nous avons au moins 31 morts, six blessés graves et des jeunes portés disparus », a-t-il déclaré à l’AFP, encore sous le choc.
⚖️ Une réaction gouvernementale ferme… et attendue
Du côté de Kinshasa, la réaction n’a pas tardé. Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a dénoncé sur le réseau X « une effroyable attaque sur des populations innocentes ». L’armée congolaise évoque quant à elle un « massacre de grande ampleur », confirmant la présence de civils tués dans leur sommeil ou en prière.
Malgré l’opération conjointe « Shujaa », menée par les FARDC et les forces ougandaises (UPDF) depuis fin 2021, les exactions des ADF se poursuivent. Les populations locales oscillent entre peur, lassitude et sentiment d’abandon.
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🌍 Une onde de choc au-delà des frontières
L’indignation a traversé les frontières. Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a vivement réagi :
« Les lieux de culte doivent toujours être protégés et la liberté religieuse garantie », a-t-il martelé.
🕊️ Quand les prières se transforment en funérailles
Cette attaque intervient après plusieurs mois d’accalmie relative. Mais à Komanda, comme dans tant de villages de l’est congolais, le silence de la nuit reste un piège, et les églises ne sont plus des sanctuaires.
Dans un pays où les civils paient le prix fort de l’instabilité, ce massacre remet une fois de plus en lumière le besoin urgent de protection des populations, de justice pour les victimes et de solutions durables face à l’insécurité.
📌 DUNIA NEWS s’associe à la douleur des familles éplorées et appelle à une couverture médiatique digne, enracinée et centrée sur les voix oubliées de l’Afrique profonde.













