Cameroun – Assassinat du Sous-Préfet de Bamenda II : Nicolas Nkongho Manchang, victime d’une nouvelle attaque armée

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Cameroun – Assassinat du Sous-Préfet de Bamenda II : Nicolas Nkongho Manchang, victime d’une nouvelle attaque armée

✍️ Par Gil-christ DJOSSOU

Bamenda, Cameroun – Le Cameroun vient de perdre l’un de ses serviteurs de l’État les plus dévoués. Le Sous-Préfet de l’arrondissement de Bamenda II, Nicolas Nkongho Manchang, a été tué par balle au cours d’une attaque attribuée aux rebelles séparatistes connus sous le nom de “Amba Boys”. Ce drame intervient dans un contexte de violence persistante dans les régions anglophones du pays, ravivant les inquiétudes autour de la sécurité des représentants de l’État dans les zones de conflit.

📍 Une vie publique marquée par le courage et le danger

Le nom de Nicolas Nkongho Manchang n’est pas inconnu dans le Nord-Ouest. Ce haut fonctionnaire s’était déjà retrouvé au cœur de l’insécurité qui mine cette région. En 2024, il avait été enlevé à Ntumbaw (Ndu) alors qu’il se rendait à Nkambe pour assister à une cérémonie administrative. Avec cinq membres de son équipe, il avait été pris en otage par des groupes armés.
Son courage avait marqué les esprits : il avait réussi à s’échapper seul, au péril de sa vie, après avoir marché plus de 10 heures dans la brousse, affaibli mais vivant. Ce jour-là, il était devenu le symbole d’une administration résiliente dans l’adversité.

⚠️ Une attaque meurtrière qui met fin à une mission

Mais le destin n’a pas épargné cet homme de devoir. Il y a quelques jours, il a de nouveau été pris pour cible, dans des circonstances similaires, alors qu’il circulait dans l’arrondissement de Bamenda II. Des hommes armés, identifiés comme appartenant au mouvement séparatiste Amba, ont attaqué son convoi.
Tentant de fuir, le Sous-Préfet aurait été atteint par balle. Son corps a été découvert quelques heures plus tard, sans vie, dans une zone boisée à la périphérie de la ville. L’assassinat de Nicolas Nkongho Manchang n’est pas un fait divers isolé, mais un épisode révélateur de l’extrême tension sécuritaire qui continue de miner le Cameroun anglophone.

🕊️ Un choc national et des questions urgentes

L’annonce de sa mort a provoqué une vague d’émotion dans les milieux politiques, administratifs et civils. Plusieurs responsables locaux et habitants de Bamenda ont exprimé leur tristesse mêlée à la colère, dénonçant le manque de moyens de protection pour les autorités publiques dans les zones sensibles.
À l’heure où nous écrivons ces lignes, le gouvernement camerounais ne s’est pas encore exprimé officiellement sur les circonstances de cette attaque ni sur les mesures qui seront prises pour renforcer la sécurité dans les régions en crise.

🙏 Un fonctionnaire tombé en mission, un vide laissé derrière lui

Nicolas Nkongho Manchang était plus qu’un Sous-Préfet. Il était une figure de courage, un homme respecté par ses collaborateurs, souvent décrit comme humble, travailleur et profondément engagé malgré les risques.
Il laisse derrière lui une famille en deuil, des collègues bouleversés, et une nation qui s’interroge. Son assassinat vient s’ajouter à la longue liste des fonctionnaires, enseignants, militaires et civils victimes de ce conflit sans fin.

🔍 Un contexte d’insécurité persistante dans les régions anglophones

Depuis 2016, les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun sont le théâtre d’un conflit sanglant entre les forces de l’État et les groupes séparatistes anglophones. Le mouvement des Amba Boys, qui réclame l’indépendance d’un État fictif nommé Ambazonie, est accusé de multiples enlèvements, assassinats et actes de terreur à l’encontre des symboles de l’État.
Le gouvernement, pour sa part, maintient une posture de fermeté, tout en étant critiqué pour l’insuffisance des réponses humanitaires et sécuritaires dans les zones les plus touchées.

📌 Au-delà du deuil, l’urgence d’agir

La mort de Nicolas Nkongho Manchang n’est pas seulement une tragédie humaine, c’est aussi un signal d’alerte. Peut-on continuer à envoyer des hommes et des femmes en mission dans des zones à haut risque, sans leur offrir les moyens de se protéger ? Jusqu’à quand le silence officiel tiendra-t-il face à la douleur des familles et la peur des survivants ?
À Dunia News TV, nous estimons que chaque vie mérite d’être honorée, chaque mort interrogée, et chaque silence brisé.

Nos pensées vont à la famille du défunt, à ses collaborateurs, et à tous les Camerounais qui rêvent encore de paix dans un pays divisé par les armes.


🗣️ Gil-christ DJOSSOU – pour Dunia News TV

📢 Pour toute publication, dénonciation ou témoignage, contactez Dunia News à :📩 info@dunia-news.com ou via WhatsApp au +19516189300

📰 Dunia News – La voix de ceux qu’on n’entend pas.

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