Abidjan : la DGTTC lance une opération contre les « dabagaous » et les marquages illégaux sur les gbakas et taxis

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Les autorités ivoiriennes veulent renforcer l’ordre dans le secteur des transports urbains à Abidjan. La Direction Générale des Transports Terrestres et de la Circulation (DGTTC) a annoncé une opération de contrôle visant les « dabagaous » ainsi que les « bavettes fantaisistes » apposées sur les véhicules de transport en commun.
Cette campagne cible principalement les gbakas les minibus urbains très utilisés dans la capitale économique ivoirienne ainsi que certains taxis circulant dans la ville.

Dans le jargon populaire ivoirien, les « dabagaous » désignent les passagers transportés au-delà de la capacité autorisée d’un véhicule.
Cette pratique est fréquente dans plusieurs communes d’Abidjan, où certains chauffeurs de gbakas acceptent des voyageurs supplémentaires afin d’augmenter leurs recettes quotidiennes.
Mais selon les autorités, cette surcharge représente un véritable danger pour la sécurité routière. Les services de transport dénoncent notamment les risques accrus d’accidents ; le non-respect des normes de sécurité ; les difficultés d’évacuation en cas d’urgence ; ainsi que la dégradation plus rapide des véhicules.

La DGTTC entend désormais sanctionner plus sévèrement les chauffeurs et transporteurs qui enfreignent les capacités légales de transport.

Les « bavettes fantaisistes » également ciblées.

Autre point visé par cette opération : les « bavettes fantaisistes », c’est-à-dire les marquages non réglementaires apposés sur les véhicules.
Il s’agit notamment de logos, surnoms, inscriptions ou identifiants installés de manière informelle sur certains gbakas et taxis.
Selon les autorités, ces modifications compliquent fortement l’identification des véhicules lors des contrôles administratifs ou des enquêtes liées aux infractions routières.
Des responsables du secteur estiment également que certains exploitants utilisent volontairement ces marquages pour contourner les systèmes de suivi ou masquer l’identité réelle des véhicules.

Cette offensive s’inscrit dans les efforts plus larges engagés par les autorités ivoiriennes pour moderniser et encadrer davantage le secteur du transport urbain.
Depuis plusieurs années, l’État ivoirien tente de réduire les pratiques informelles qui dominent encore une partie du transport collectif à Abidjan.
Les autorités cherchent notamment à améliorer la sécurité routière ; professionnaliser les acteurs du secteur ; renforcer la traçabilité des véhicules ; et fluidifier la circulation dans une ville confrontée à une forte pression démographique.

Des opérations similaires avaient déjà été menées contre les stationnements anarchiques, les véhicules non conformes ou encore certaines pratiques illégales dans le transport urbain.

Les gbakas et taxis jouent un rôle essentiel dans les déplacements quotidiens de millions d’habitants d’Abidjan.
Cependant, le secteur reste largement marqué par l’informalité, les problèmes de discipline routière et des tensions régulières entre syndicats de transporteurs, autorités administratives et forces de l’ordre.
Pour plusieurs observateurs, la réussite de cette nouvelle opération dépendra surtout de la capacité des autorités à maintenir les contrôles dans la durée et à faire appliquer les sanctions annoncées.
Car malgré les nombreuses campagnes de régulation déjà engagées, plusieurs pratiques dénoncées par la DGTTC continuent encore de faire partie du quotidien des usagers du transport urbain ivoirien.

Rédaction DUNIA NEW’S

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