Accord migratoire franco-britannique : Londres défend sa stratégie malgré un revers judiciaire

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Accord migratoire franco-britannique : Londres défend sa stratégie malgré un revers judiciaire

Le gouvernement britannique a réaffirmé, mercredi 17 septembre 2025, sa détermination à appliquer l’accord conclu avec la France sur l’échange de migrants, malgré une suspension judiciaire qui a bloqué l’expulsion d’un Érythréen.

La Haute Cour de Londres a accordé un délai de 14 jours à l’intéressé, ses avocats estimant qu’il courait un « risque réel de dénuement » en cas de renvoi en France. Ce sursis représente un nouveau coup d’arrêt pour l’exécutif britannique, engagé dans une lutte acharnée contre les traversées de la Manche à bord de petites embarcations.

Un accord sous pression

Signé plus tôt cette année, l’accord prévoit que Londres renvoie en France les migrants arrivés illégalement par voie maritime et jugés inéligibles à l’asile. En contrepartie, le Royaume-Uni s’engage à accueillir un nombre équivalent de demandeurs d’asile enregistrés via une plateforme numérique française.

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Mais plusieurs associations caritatives préviennent déjà que ce dispositif risque d’être fragilisé par une multiplication de recours en justice. Selon elles, plus de 90 migrants arrêtés récemment au Royaume-Uni dans le cadre de cet accord attendent toujours une décision sur leur expulsion.

Les critiques et la riposte

La ministre de l’Intérieur, Shabana Mahmood, a dénoncé les « réclamations vexatoires de dernière minute » des migrants qui invoquent, juste avant leur départ, le statut de victimes de l’esclavage moderne. « Ils se moquent de nos lois et de la générosité de ce pays », a-t-elle déclaré, promettant de poursuivre la bataille judiciaire.

De son côté, Pierre Makhlouf, de l’organisation Bail for Immigration Detainees (BID), estime que le gouvernement a été « prématuré » en annonçant des renvois immédiats. « Il y aura toutes sortes de défis qui mettront à l’épreuve ce nouvel accord », prévient-il.

Une équation toujours complexe

Alors que Paris prévoit ses premiers rapatriements à partir de samedi, Londres tente de maintenir le cap malgré les revers. Le gouvernement travailliste de Keir Starmer, à l’instar de ses prédécesseurs, peine à enrayer les arrivées massives : plus de 31 000 traversées clandestines ont déjà été recensées cette année.

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Un signe que la question migratoire demeure l’un des dossiers les plus sensibles et les plus litigieux entre la France et le Royaume-Uni.

imam chroniqueur
Babacar Diop

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