
Un climat de tension secoue la ville de Mahikeng, en Afrique du Sud, après la mort violente de Thato Molosankwe, un activiste local retrouvé sans vie à son domicile dans la matinée, selon plusieurs médias sud-africains et des informations relayées sur les réseaux sociaux.
D’après les premiers éléments communiqués par les autorités locales, l’homme aurait été tué par balles. Les circonstances exactes de l’attaque n’ont toutefois pas encore été officiellement établies au moment de la rédaction de cet article.
Cette affaire suscite une vive attention dans le pays en raison du contexte dans lequel elle intervient. Quelques jours avant sa mort, Thato Molosankwe avait été aperçu dans des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, où il demandait à des commerçants somaliens de fermer leurs boutiques et de quitter certains secteurs de Mahikeng.
Selon plusieurs témoins et médias locaux, l’activiste affirmait que ces commerçants étrangers n’étaient pas autorisés à exercer leurs activités dans la zone concernée. Les images avaient rapidement provoqué de nombreuses réactions en ligne, relançant le débat sensible sur les tensions entre commerçants sud-africains et migrants installés dans certaines villes du pays.
L’Afrique du Sud connaît depuis plusieurs années des épisodes récurrents de violences xénophobes visant des ressortissants étrangers, notamment originaires d’autres pays africains. Des commerçants somaliens, éthiopiens, nigérians ou pakistanais ont déjà été ciblés lors d’attaques, de pillages ou d’intimidations dans plusieurs provinces.
À la suite de ce meurtre, la police sud-africaine a annoncé l’ouverture d’une enquête et le lancement d’une vaste opération pour retrouver les auteurs de l’attaque.
Selon des médias locaux, les autorités sécuritaires auraient ordonné le déploiement de ressources supplémentaires afin d’identifier et d’arrêter les suspects impliqués dans cette affaire.
Aucun mobile officiel n’a encore été confirmé par les enquêteurs. Toutefois, plusieurs observateurs estiment que les récentes tensions autour des commerces étrangers pourraient constituer une piste sérieusement examinée par la police.
Le meurtre de Thato Molosankwe intervient dans un contexte sécuritaire tendu en Afrique du Sud, où les violences armées et les assassinats ciblés restent fréquents dans certaines régions.
Le pays fait également face à des tensions sociales liées au chômage, à la pauvreté et à la concurrence économique dans les secteurs du petit commerce informel. Ces difficultés alimentent régulièrement des discours hostiles aux étrangers, accusés par certains groupes de « prendre les emplois » ou de contrôler une partie du commerce local.
Des organisations de défense des droits humains appellent régulièrement les autorités sud-africaines à lutter plus fermement contre les discours de haine et les violences xénophobes.
L’enquête se poursuit afin de déterminer les circonstances exactes de l’assassinat et d’identifier les responsables de cette attaque qui continue de susciter de nombreuses réactions dans le pays.
Rédaction DUNIA NEW’S.















