Automobile : Le Maroc en pole position pour supplanter l’Afrique du Sud en Afrique
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Le 16 juillet 2025 marque une étape majeure dans l’essor industriel du Maroc. Le groupe automobile Stellantis a officiellement lancé l’extension de son usine de Kénitra, un investissement colossal de 1,4 milliard de dollars visant à tripler la capacité de production du site, qui passera de 200 000 à 535 000 véhicules par an. Ce projet renforce la position du royaume chérifien comme leader émergent de l’industrie automobile africaine, et soulève une question cruciale : l’hégémonie historique de l’Afrique du Sud dans ce secteur est-elle sur le point de s’effacer ?
Depuis plusieurs décennies, l’Afrique du Sud a longtemps tenu la place de référence en matière de production automobile en Afrique. Son industrie bien rodée et ses infrastructures robustes ont permis au pays d’attirer des constructeurs internationaux. Pourtant, le Maroc, avec une stratégie ambitieuse et une politique industrielle volontariste, vient bouleverser cet équilibre.
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L’extension de l’usine Stellantis à Kénitra symbolise cette montée en puissance. Le Maroc profite d’une position géographique stratégique, d’accords commerciaux facilitant l’accès aux marchés européens et africains, et d’une main-d’œuvre qualifiée. Son objectif : devenir la plaque tournante africaine de la production automobile, en intégrant jusqu’à 75 % de composants locaux d’ici 2030, un défi majeur pour consolider une chaîne de valeur industrielle durable.
La production à Kénitra ne se limite pas aux véhicules classiques. Le site produit aussi des moteurs hybrides de nouvelle génération, ainsi que des petites voitures électriques adaptées aux réalités urbaines africaines, comme la Citroën Ami, l’Opel Rocks-e ou encore la Fiat Topolino. Ces modèles compacts, économes et écologiques répondent à une demande croissante pour une mobilité durable sur le continent, où les infrastructures évoluent rapidement.
Ce virage vers l’électrique et l’hybride positionne le Maroc non seulement comme un fabricant, mais aussi comme un acteur innovant, capable de proposer des solutions adaptées aux défis environnementaux et économiques de l’Afrique.
L’impact de ce projet dépasse largement le secteur automobile. Plus de 3 100 emplois directs et indirects ont été créés, dynamisant l’économie locale de Kénitra et favorisant l’émergence d’un écosystème industriel autour de l’usine. En 2024, les exportations marocaines dans le secteur automobile ont atteint un record historique de près de 17 milliards de dollars, un signe clair de la compétitivité croissante du royaume.
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Cette dynamique industrielle contribue aussi à renforcer les compétences locales, avec des formations techniques et des partenariats innovants, gages d’une montée en gamme et d’une autonomie progressive.
Si le Maroc s’impose comme un challenger sérieux, la compétition reste vive. L’Afrique du Sud ne compte pas céder facilement sa place et mise également sur la modernisation de ses infrastructures et la diversification de sa production. D’autres pays africains commencent aussi à s’intéresser au secteur, conscients de son potentiel stratégique.
Toutefois, la stratégie marocaine, alliant investissements massifs, innovation, intégration locale et ouverture aux marchés mondiaux, fait figure d’exemple à suivre. Elle incarne une vision africaine ambitieuse, où industrie et développement durable peuvent cohabiter pour offrir des opportunités concrètes aux populations.
Le Maroc est désormais bien positionné pour devenir la première puissance automobile du continent africain, défiant ainsi l’hégémonie historique de l’Afrique du Sud. Ce projet ambitieux à Kénitra est une victoire pour toute l’Afrique : il témoigne de la capacité du continent à innover, à se réinventer et à s’imposer sur la scène industrielle mondiale.
Le combat ne fait que commencer, mais le royaume chérifien a pris une avance décisive. Pour l’Afrique, c’est une invitation à croire en son potentiel industriel et à soutenir ces initiatives porteuses d’avenir.
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Article rédigé par Celine Dou
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