Bénin : Accusé d’avoir violemment frappé un enfant pour une pièce de 50 FCFA, un meunier devant la justice à Abomey-Calavi

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Bénin : Accusé d'avoir violemment frappé un enfant pour une pièce de 50 FCFA, un meunier devant la justice à Abomey-Calavi

Une affaire de violences sur mineur a été examinée ce jeudi 11 juin 2026 par le tribunal d’Abomey-Calavi. Un meunier est poursuivi pour avoir agressé un enfant dans son établissement après que celui-ci eut ramassé une pièce de 50 francs CFA trouvée sur les lieux. Les coups portés à la victime auraient provoqué un saignement à l’œil.

Les faits, qui ont suscité l’indignation de plusieurs observateurs présents à l’audience, se sont déroulés dans un moulin à maïs de la commune d’Abomey-Calavi.

Selon les éléments exposés devant le tribunal, l’enfant s’était rendu au moulin pour faire moudre des céréales lorsque son attention a été attirée par une pièce de monnaie de 50 francs CFA qui se trouvait dans la salle.

Le mineur aurait alors ramassé la pièce sans imaginer les conséquences que ce geste allait entraîner.

Le meunier, estimant que l’enfant s’était emparé d’un bien qui ne lui appartenait pas, aurait immédiatement réagi en le frappant à plusieurs reprises.

D’après les déclarations rapportées à l’audience, les gifles administrées au mineur auraient été particulièrement violentes.

Les coups auraient provoqué une blessure au niveau de l’œil de l’enfant, entraînant un saignement et nécessitant une prise en charge.

L’affaire a ensuite été portée devant les autorités judiciaires afin de déterminer les responsabilités et les éventuelles sanctions à prononcer.

Au cours des débats, le parquet a souligné la gravité des violences exercées sur un mineur, rappelant que nul ne peut se faire justice lui-même, quelles que soient les circonstances.

Le ministère public a ainsi requis une peine de douze mois d’emprisonnement assortie de sursis ainsi qu’une amende de 250 000 francs CFA à l’encontre du prévenu.

Cette réquisition vise à sanctionner les faits tout en adressant un message de prévention contre les violences faites aux enfants.

Après avoir entendu les différentes parties, le tribunal a décidé de renvoyer le dossier au 8 juillet 2026 pour le prononcé du délibéré.

Le prévenu connaîtra alors la décision de la juridiction concernant les poursuites engagées contre lui.

Cette affaire relance une nouvelle fois le débat sur la protection des mineurs face aux violences physiques et sur la nécessité de privilégier le dialogue et les voies légales de règlement des différends, même lorsqu’il s’agit de faits de faible gravité.

Rédaction DUNIA NEW’S.

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