Burkina Faso : L’ancienne ministre Viviane Yolande Compaoré retrouvée assassinée à son domicile
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Un drame d’une rare violence a secoué la capitale burkinabè dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 janvier 2026. Viviane Yolande Compaoré, née Ouédraogo, ancienne ministre, députée et gouverneure, a été retrouvée morte à son domicile situé dans le quartier Karpala à Ouagadougou. Selon des sources proches de l’enquête, il s’agirait d’un assassinat. Le corps sans vie de la femme politique a été découvert dans des circonstances encore floues.
Les autorités judiciaires et sécuritaires ont été alertées dans la nuit. Une enquête a été immédiatement ouverte pour faire la lumière sur les circonstances de ce crime et identifier les auteurs. À ce stade, aucune piste n’est officiellement privilégiée, mais les investigations se poursuivent activement. Le domicile de la victime a été bouclé par les forces de l’ordre, et des prélèvements ont été effectués sur les lieux.
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Viviane Yolande Compaoré n’était pas une inconnue du grand public. Elle a occupé plusieurs fonctions de haut niveau au sein de l’État burkinabè entre les années 1996 et 2010. Élue députée sous la bannière du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), elle s’est imposée comme une figure influente de l’Assemblée nationale. Elle a notamment présidé la Commission des affaires étrangères et de la défense, un poste stratégique dans l’architecture parlementaire.
Sur le plan international, elle s’est illustrée au sein de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, où elle a dirigé le Réseau des femmes parlementaires. Son engagement pour la représentation féminine et la diplomatie parlementaire lui avait valu une reconnaissance au-delà des frontières du Burkina Faso.
Dans l’exécutif, elle a été appelée à servir sous le gouvernement de Kadré Désiré Ouédraogo. Elle a d’abord été ministre des Transports et du Tourisme, puis ministre de l’Intégration régionale. À ces postes, elle a contribué à la mise en œuvre de politiques publiques dans des secteurs jugés essentiels pour le développement économique et l’ouverture du pays à la sous-région.
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Elle a également été nommée gouverneure de la région du Nord, une fonction où elle a œuvré pour la cohésion sociale, le dialogue avec les autorités locales et la gestion administrative dans un contexte souvent marqué par des tensions communautaires.
Sa disparition brutale laisse un vide dans le paysage politique burkinabè. De nombreuses voix se sont déjà élevées pour saluer la mémoire d’une femme d’État engagée et rigoureuse. Des hommages officiels sont attendus dans les prochains jours, tandis que la population reste sous le choc.
Ce drame relance aussi la question de la sécurité des anciens responsables politiques dans un contexte national marqué par l’insécurité et les tensions sociales. Les Burkinabè attendent désormais des réponses claires sur les circonstances de ce meurtre et sur les mesures prises pour éviter que de tels actes ne se reproduisent.
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Par Gil-christ DJOSSOU, pour DUNIA NEW’S TV













