
Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a publié lundi une image frappante sur le réseau social X, comparant le Président américain Donald Trump à un pharaon en ruine. Cette initiative survient alors que les relations entre Téhéran et Washington sont particulièrement tendues, et que l’Iran est secoué par une contestation interne sans précédent.
Sur son compte officiel, Khamenei a partagé un montage représentant un sarcophage de style pharaonique en décomposition, portant les traits de Donald Trump.
À lire aussi : CAN 2025 : une qualification en demi-finale aux retombées financières majeures pour le Sénégal
L’image était accompagnée de la légende « Comme Pharaon », ainsi que d’un texte en persan avertissant que les dirigeants qui cherchent à dominer le monde finissent par être renversés, citant des figures historiques telles que Nimrod ou certains monarques perses. Selon le guide suprême, le chef d’État américain connaîtra inévitablement le même destin que ces tyrans du passé. L’agence Anadolu a relayé cette communication.
Cette sortie médiatique intervient après que Donald Trump a évoqué les troubles internes en Iran et lancé des menaces contre la direction du pays. Depuis le 28 décembre, la République islamique connaît une période d’instabilité majeure, déclenchée par des manifestations au Grand Bazar de Téhéran. Les protestations, initialement motivées par la dépréciation du rial et la détérioration des conditions économiques, se sont rapidement étendues à l’ensemble des 31 provinces iraniennes.
À lire aussi : Dette sénégalaise : le pari de la fermeté salué par les marchés internationaux
Le bilan humain de ces événements reste incertain. Selon l’agence de défense des droits humains HRANA, au moins 544 personnes ont perdu la vie, incluant manifestants et membres des forces de l’ordre, tandis que plus de 10 000 arrestations ont été recensées. L’ONG Iran Human Rights a confirmé près de 200 décès, tout en précisant que le nombre réel pourrait être supérieur. Les forces de sécurité iraniennes ont également subi de lourdes pertes, avec plus d’une centaine d’agents tués ces derniers jours.
Cette comparaison symbolique entre Trump et un pharaon tombe à un moment où l’Iran et les États-Unis semblent engagés dans un dialogue indirect, mais tendu, sur les enjeux régionaux et internationaux.
Imam chroniqueur
Babacar Diop














