Cameroun / Clôture de la session parlementaire : les institutions rappellent l’enjeu de la stabilité à l’approche de l’élection présidentielle
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La deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale camerounaise s’est achevée lundi au Palais des Congrès de Yaoundé. À cette occasion, le président de l’Assemblée, Cavayé Yeguie Djibril, a souligné l’importance de préserver la paix et l’unité nationale à l’approche de l’élection présidentielle prévue pour octobre.

Dans son allocution de clôture, Cavayé Yeguie Djibril a rappelé que « la paix n’a pas de prix » et que les Camerounais doivent faire preuve de responsabilité dans leur engagement citoyen. Il a également invité à respecter les institutions, dans un contexte où les tensions politiques, bien que contenues, demeurent perceptibles.
Durant cette session, trois projets de loi ont été examinés et adoptés. Le président de l’Assemblée a appelé le gouvernement à présenter un projet de loi de finances 2026 adapté aux réalités actuelles, dans un environnement économique marqué par la pression sur les finances publiques, la dette croissante et les attentes sociales.
Cette session parlementaire a aussi permis de souligner certains défis structurels, dont la nécessité d’améliorer le fonctionnement des services publics, de renforcer les mécanismes de contrôle parlementaire, et de mieux encadrer l’exécution budgétaire.
Selon les dispositions constitutionnelles, le chef de l’État a jusqu’au 18 juillet 2025 pour convoquer le corps électoral. Plusieurs sources proches du pouvoir évoquent la date du 12 juillet comme possible échéance, mais aucune annonce officielle n’a encore été faite. Le président Paul Biya, 92 ans, n’a pas communiqué sur ses intentions, alimentant les interrogations dans la société et la classe politique.
Le silence prolongé des autorités exécutives sur les modalités de l’élection présidentielle soulève des attentes légitimes sur la transparence du processus, le calendrier à venir et le respect des délais institutionnels. Le rôle des institutions sera d’autant plus déterminant dans les prochaines semaines.
L’élection présidentielle à venir constitue un moment important de la vie nationale. Sa bonne tenue dépendra de la capacité des acteurs politiques, institutionnels et sociaux à garantir un climat serein, respectueux des textes en vigueur. La stabilité du Cameroun repose à la fois sur la solidité de ses institutions et sur l’expression constructive de la participation citoyenne.













