CAN 2025 : La montée en puissance des entraîneurs africains au sommet du continent
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La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, qui se déroule actuellement au Maroc, met en lumière une évolution majeure dans le football africain : les entraîneurs du continent s’affirment comme des acteurs incontournables. Cette édition pourrait être marquée par la consécration d’un technicien africain, renforçant la tendance observée depuis plusieurs années.
Au départ de la compétition, 24 équipes étaient en lice. Sur ces 24 sélections, 15 étaient dirigées par des entraîneurs africains. La phase des huitièmes de finale a vu 11 équipes sur 16 être entraînées par des techniciens du continent. En quarts de finale, six équipes sur huit étaient dirigées par des Africains, seules deux nations, le Mali avec le Belge Tom Saintfiet et l’Algérie avec le Suisse Vladimir Petkovic, faisant exception.
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Aujourd’hui, pour les demi-finales prévues le 14 janvier 2026, les quatre équipes restantes — Sénégal, Nigeria, Égypte et Maroc — sont toutes conduites par des entraîneurs africains : Pape Thiaw, Eric Chelle, Hossam Hassan et Walid Regragui.
C’est un moment historique : pour la première fois dans l’histoire de la CAN, quatre sélectionneurs africains se retrouvent dans le dernier carré. Cette tendance s’inscrit dans la continuité, puisque depuis 2017, seuls des entraîneurs africains ont mené leurs équipes à la victoire : Hugo Broos avec le Cameroun (2017), Djamel Belmadi avec l’Algérie (2019), Aliou Cissé avec le Sénégal (2021), et Emerse Faé avec la Côte d’Ivoire (2023).
Un autre fait marquant concerne Hossam Hassan, sélectionneur actuel de l’Égypte. Il pourrait rejoindre un cercle très restreint de légendes ayant remporté la CAN à la fois comme joueur et entraîneur. Seuls Mahmoud El-Gohary et Stephen Keshi avaient accompli cet exploit. Hassan a déjà soulevé le trophée en tant que joueur à trois reprises (1986, 1998 et 2006) et pourrait écrire un nouveau chapitre de sa carrière en cas de victoire le 18 janvier 2026.
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Ainsi, la CAN 2025 illustre parfaitement la montée en puissance des talents locaux et confirme que le « consommer local » dans le football africain n’est plus un choix, mais un gage de succès.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













