
Dans la région de Birao, des centaines de personnes déplacées venues du village d’Amkroumaye vivent dans des conditions particulièrement difficiles depuis leur arrivée sur un site de refuge, selon plusieurs témoignages locaux et humanitaires.
Ces populations ont fui récemment leur localité d’origine, située à une trentaine de kilomètres, en raison de violences armées. Elles ont trouvé refuge à proximité d’une base de la mission des Nations unies, dans l’espoir d’y obtenir une protection minimale.
Sur place, les déplacés vivent dans des abris de fortune, souvent sous des arbres ou des bâches improvisées. Les conditions sanitaires et matérielles sont décrites comme très précaires, avec un accès limité à la nourriture, à l’eau potable et aux équipements de première nécessité.
Selon plusieurs témoignages recueillis, les familles manquent de tentes, de couvertures et d’ustensiles de cuisine. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement exposés aux conditions climatiques difficiles.
L’arrivée de la saison des pluies complique davantage la situation. Les fortes précipitations rendent les sols boueux et difficiles d’accès, ce qui limite les déplacements et complique l’acheminement de l’aide humanitaire.
Les organisations présentes sur le terrain alertent régulièrement sur le risque de détérioration rapide des conditions de vie, notamment en raison de l’humidité, du froid nocturne et de la promiscuité.
La situation à Birao s’inscrit dans un contexte plus large de crise humanitaire dans le nord-est de la République centrafricaine, déjà marqué par des déplacements de population liés aux violences et par la pression supplémentaire de l’afflux de réfugiés en provenance du Soudan voisin.
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Les capacités d’accueil et d’assistance sont fortement sollicitées, tandis que les besoins humanitaires restent importants sur le terrain.
Les acteurs humanitaires appellent à un renforcement urgent de l’aide, notamment en abris, nourriture, eau potable et assistance sanitaire, afin de répondre aux besoins immédiats des populations déplacées.
Les autorités locales et les partenaires internationaux poursuivent leurs efforts, mais reconnaissent la difficulté de couvrir l’ensemble des besoins dans un contexte logistique complexe pendant la saison des pluies.
Rédaction DUNIA NEW’S.















