Colombie : Gustavo Petro menace de reprendre les armes face aux pressions américaines
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Le président colombien Gustavo Petro a surpris l’opinion publique ce lundi 5 janvier 2026 en déclarant qu’il pourrait « reprendre les armes » si les États-Unis poursuivent leurs menaces contre son pays. Cette déclaration, faite sur le réseau social X, intervient dans un climat de tensions diplomatiques croissantes entre Bogota et Washington, quelques jours après l’intervention militaire américaine au Venezuela.
Dans son message, Petro, ancien guérillero du mouvement M-19, affirme qu’il n’a jamais voulu revenir à la lutte armée, mais que face à ce qu’il qualifie de « menace impérialiste », il se dit prêt à défendre la souveraineté de la Colombie par tous les moyens. Il accuse le président américain Donald Trump de vouloir déstabiliser la région et de chercher à imposer un nouvel ordre par la force.
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Cette sortie du chef de l’État colombien fait suite à des propos tenus par Donald Trump lors d’un déplacement en Floride, où il a laissé entendre que la Colombie pourrait être la prochaine cible d’une opération militaire si elle ne coopère pas davantage dans la lutte contre le trafic de drogue. Le président américain a notamment déclaré que « la patience des États-Unis a des limites » et que « certains régimes en Amérique latine doivent comprendre que l’ère de la complaisance est terminée ».
À Bogota, la déclaration de Petro a provoqué des réactions contrastées. Ses partisans saluent un acte de courage et de patriotisme, tandis que ses opposants dénoncent une posture dangereuse qui pourrait isoler davantage la Colombie sur la scène internationale. Plusieurs anciens chefs militaires ont exprimé leur inquiétude, appelant à la retenue et au dialogue.
Dans les rangs de la gauche latino-américaine, la déclaration de Petro a trouvé un écho favorable. Des dirigeants politiques au Brésil, en Bolivie et au Mexique ont exprimé leur solidarité avec la Colombie, dénonçant une nouvelle forme d’ingérence américaine dans les affaires internes des pays de la région.
Le ministère colombien des Affaires étrangères a convoqué une réunion d’urgence avec les ambassadeurs des pays membres de l’UNASUR pour discuter de la situation. De son côté, la Maison Blanche n’a pas encore officiellement réagi aux propos de Petro, mais plusieurs sénateurs américains ont déjà appelé à une réévaluation des relations bilatérales avec la Colombie.
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Alors que la situation reste tendue, de nombreux Colombiens redoutent une escalade qui pourrait replonger le pays dans une période d’instabilité. Le souvenir du conflit armé qui a duré plus de cinquante ans reste encore vif dans les mémoires, et beaucoup espèrent que la voie diplomatique prévaudra sur les discours de confrontation.
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Par Gil-christ DJOSSOU, pour DUNIA NEW’S TV













